C'est presque trop Baup pour être vrai

David Phelippeau - ©2008 20 minutes

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De l'insignifiance à la cohérence. Moribond fin août, le FC Nantes présente depuis quelques semaines un visage plus conforme à une vraie équipe de Ligue 1. Solide et efficace, un peu à l'instar de sa défense. Cette dernière, qui avait encaissé dix buts lors des cinq premières rencontres, est inviolée depuis quatre matchs : deux rencontres de L1 à Grenoble (0-1) et contre Saint-Etienne (1-0) et deux amicales. Une statistique impensable il y a encore un mois tant l'arrière-garde des Canaris semblait friable.

Même si l'ensemble reste « fragile » - comme le dit l'entraîneur nantais -, le FCN d'Elie Baup s'engage sur la bonne voie. « Ce qu'on présente est correct », poursuit l'homme à la casquette. Correct... mais viril. Samedi soir, lors du succès contre Saint-Etienne (1-0), Laurent Roussey, un poil agacé, a stigmatisé l'engagement « limite » des Nantais. « Ils y sont allés de bon coeur », pestait-il. En début de saison, aucun coach adverse n'aurait pu parler du FCN en ces termes. C'est ça aussi la méthode Baup. « C'est tout sauf un esthète, raconte un journaliste de Toulouse en évoquant le coach nantais. Il y a deux ans, Toulouse reposait sur une grosse puissance, symbolisée par Emana, Ebondo, Congré ou Elmander... A côté de ça, Baup instaurait une discipline quasi-militaire. » Résultat : les Violets s'étaient qualifiés pour le tour préliminaire de la Ligue des champions cette saison-là. Au FCN, on n'en est bien sûr pas du tout là. Un simple maintien devrait suffire aux supporters et dirigeants.