Platini tacle (très fort) Wenger

FOOT Le président de l'UEFA balance dans une interview accordée au «Dauphiné Libéré»...

M. Go. avec agence
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UEFA President Michel Platini talks to the media during a news conference after an UEFA Executive Committee meeting in Istanbul September 27, 2007.
UEFA President Michel Platini talks to the media during a news conference after an UEFA Executive Committee meeting in Istanbul September 27, 2007. — REUTERS/Osman Orsal

Comme son football, les  interviews de Platini sont généralement totales. Sans concession, le président  de l’UEFA y manie l’ironie et en profite pour  balancer des tacles. Dans un  entretien à paraître mardi matin dans le «Dauphiné Libéré», Platoche a fait du  Platoche en commençant par sécher l’entraîneur d’Arsenal,  Wenger.


A la question assez neutre  du journaliste, qui lui fait remarquer que certains coachs comme «Arsène Wenger  et d'autres» affirment que l’ancien meneur de jeu des Bleus est rétrograde sur le  sujet de l'arbitrage vidéo, le président de l'UEFA répond à la façon d’un  Mickael Youn vexé: «Moi, je parle de foot, lui de business. Il faut arrêter avec  Wenger et tout ça. C'est tout pour ma gueule, c’est TPMG,  Arsène!»


Wenger  bashing


Nouvelle question:  «L'arbitrage vidéo ne se fera-t-il donc jamais?» En souriant, Platini en remet  une couche sur le dos du placide Wenger qui n’en demandait sûrement pas tant:  «J'espère. Je me ferai une joie qu'Arsène Wenger ne le voit  jamais...»


Chaque question, par  exemple celle, anodine, sur la victoire du club roumain de Cluj contre la Roma  la semaine dernière en Ligue des champions, devient alors propice à un Wenger  bashing dans les règles de l’art. «C’est ce qui fait la beauté du football,  c’est ce que ne veulent pas des Wenger, que les petits battent les grands, parce  qu'ils veulent leur business.»


«Domenech n’a qu’à y mettre  du sien»


 Dans cette même interview,  Platini a finalement réussi à oublier Wenger et s’est exprimé sur le maintien de  Raymond Domenech à la tête des Bleus. «J'ai soutenu le sélectionneur, j'ai  soutenu Domenech pour des raisons techniques parce qu’il est plus facile de  recommencer avec quelqu’un qui est en place que de changer tout de suite avant  les qualifications pour la Coupe du monde. Et puis, c’est pas le fond qu'on lui  reproche, c'est la forme, ce n'est pas une question de football, c'est une  question de relation avec les médias, poursuit-il. Il n'a qu'à y mettre du sien,  la presse aussi et on trouvera un équilibre.» Et si Platini donnait des cours de  media training à Domenech?


Le contrôle des  paris

Dans le même entretien,  Michel Platini annonce que l’UEFA va renforcer ses moyens pour contrôler les  paris sur les matchs. «On va renforcer nos inspecteurs. On a déjà un système  d'alarme, un “early warning system” qui nous dit: voilà, il y a telle  irrégularité qui peut se produire sur ce match. A partir de là, on mène une  enquête. Si je chope des joueurs qui ont fait ça, ils seront virés à vie, on  sera intransigeant. Tolérance zéro, comme pour le racisme et le hooliganisme.  Beaucoup de campagnes de prévention sont faites, mais quand on aura un fichier  de police européen, ce sera encore mieux.»