Les rencontres les plus humiliantes de l'ère Domenech

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A.P. et M. Go.

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France's Thierry Henry (L) and Bafetimbi Gomis prepare to restart the match after the Netherlands scored during their Group C Euro 2008 soccer match at the Stade de Suisse stadium in Bern June 13, 2008. REUTERS/Eddie Keogh (SWITZERLAND) 
France's Thierry Henry (L) and Bafetimbi Gomis prepare to restart the match after the Netherlands scored during their Group C Euro 2008 soccer match at the Stade de Suisse stadium in Bern June 13, 2008. REUTERS/Eddie Keogh (SWITZERLAND)  — REUTERS/Eddie Keogh

Joueur, Domenech n’aimait pas se faire humilier. Rugueux défenseur, le moustachu n’hésitait à mettre un ou deux tacles à celui qui osait le passer. Sélectionneur, il n’y a pas de raison pour que le bonhomme ait changé. Forcément, la défaite 3-1 face à l’Autriche lors du premier match qualificatif pour le Mondial 2010 a dû chatouiller l’ego de Ray. Après 4 ans à la tête des Bleus, Domenech a pourtant vécu d’autres rencontres très douloureuses…

France-Irlande : 0-0 (9 octobre rencontre qualificative pour le mondial 2006)

Tout jeune sélectionneur, Raymond Domenech décide d’aligner une équipe profondément rajeunie avec Squillacci, Givet, Dacourt. Tout juste naturalisé, l’un des espoirs du foot français, Rio Mavuba est lancé dans le grand bain et prend l’eau au milieu de terrain. La presse tombe sur Domenech accusé de griller un joueur qui compte à peine 1 sélection. L’une des rencontres qui précipitera le retour des anciens Zidane, Makelele et Thuram quelques mois plus tard.

France-Slovaquie: 1-2 (1er mars 2006, match amical)

Un match amical se transforme en cauchemar pour les Bleus. Nemeth, l’attaquant du RC Strasbourg qui ne marque pas en Ligue 1 trompe Barthez d'une magnifique demi-volée du gauche avant que Valachovic ne scelle le score d’un coup franc dans les dix dernières minutes. A quelques semaines du mondial, la presse s’interroge sur la fébrilité défensive

France-Suisse 0-0 (13 juin 2006, premier match des Bleus au mondial 2006)

La France s’est qualifiée dans la douleur au Mondial 2006 et son premier match de la compétition ne rassure personne. Incapable de produire du jeu, les Bleus s’empêtrent face au mur suisse. Les Français auraient pu s’attendre à ce schéma tactique puisque les Helvètes faisaient partie de leur groupe de qualification. Aucun joueur ne débloque la situation, les Français apparaissent à court de jus, le public s’endort. On évoque la chaleur orageuse. A la fin de ce match vraiment nul, les Suisses serrent le poing. Les Français arracheront leur qualification face au Togo lors du troisième match.

France-Italie : 0-0 (9 juillet 2006, finale de la Coupe du monde)

Personne ne s’attendait à voir les Bleus à ce niveau-là. Droit dans ses bottes, Domenech avait pourtant toujours donné rendez-vous le soir du 9 juillet. La rencontre n’est pas humiliante mais plutôt traumatisante. Zidane se fait expulser, Trézéguet rate son tir au but et les italiens chantent du White Stripes. Enervé par cette finale face à ses «potes» italiens Domenech sort malgré tout renforcé du mondial.

France-Argentine: 0-1 (février 2007, match amical)

Perdre contre l’Argentine n’a jamais rien de honteux, mais plus que la défaite c’est l’impuissance françaises qui inquiète. Après l’ouverture du score de Saviola au quart de jeu, les Bleus vont passer le reste de la rencontre à courir un ballon que les Argentins prennent un malin plaisir à monopoliser. David Trézeguet, d’origine argentine, ère sur la pelouse.

France-Ecosse : 0-1 (12 septembre 2007, match qualificatif pour l’Euro)

Au Parc des princes, Mc Fadden envoie un missile que Grégory Coupet aurait pu arrêter. Son remplaçant Landreau se troue. Les Français critiquent l’attentisme des Ecossais qui les avaient pourtant déjà battus sur le même score et de la même des façon le 7 octobre 2006 à Glasgow. La France se retrouve troisième de son groupe derrière les Ecossais et l’Italie.

Pays-Bas-France: 4-1 (13 juin 2008,deuxième match de poule de l’Euro)

Après un France-Roumanie, réplique exacte de l’anésthésiant France-Suisse du Mondial allemand, la France retrouve la virevoltante Hollande. Les observateurs promettent du jeu. Ils ne se trompent pas. Les oranjes remontent les ballons à la vitesse d’un Van Niestelroy flamboyant et d’un Robben qui fait vieillir Thuram de 20 ans. La France subit sa pire défaite depuis un 0-4 face à la Pologne en 1982. Contrairement à la Coupe du monde 2006, les Bleus ne se qualifient pas lors du troisième match.