Le Stade Français impressionne à Perpignan

RUGBY Les Parisiens sont venus à bout de l'Usap dans son antre d’Aimé-Giral (11-26)...

Alexandre Pedro

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Les joueurs du stade Français (en rose), vainqueur sur la pelouse de Perpignan, samedi 6 septembre 2008.
Les joueurs du stade Français (en rose), vainqueur sur la pelouse de Perpignan, samedi 6 septembre 2008. — AFP

Après le brouillon de samedi dernier contre Mont-de-Marsan, l’élève parisien a rendu une copie sans faute en s’imposant 26-11 à Aimé-Giral, où les Perpignanais aiment pourtant à régner en maîtres implacables. Sauf que samedi, ce sont les joueurs d’Ewen McKenzie qui ont donné la leçon de rugby. A entendre Dimitri Szarzewski, une victoire à Aimé-Giral, ce n’est pas sorcier. «On avait décidé d'occuper le camp adverse, de mettre la pression sur les Perpignanais et d'être rigoureux en conquête», résume le talonneur.

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Une leçon simple et pas prise de tête, les gros avancent et grattent quelques munitions en touches, Beauxis - placé à l’arrière - occupe le terrain avec son jeu au pied, et puis quand les idées viennent à manquer, il suffit de laisser faire Juan Martin Hernandez. Absent des terrains depuis fin juin et une blessure à la main, l’ouvreur argentin y est encore allé de ses actions de génie réglementaires avec un drop et un décalage décisif pour le jeune ailier, Dave Vainqueur. A la pause, le Stade Français vire en tête avec une marge de 13 points (16-3).

«McKenzie a apporté sa culture australienne»

Malgré leurs efforts (souvent désordonnés), les Catalans ne s’en relèveront jamais. En bons gestionnaires, les Parisiens se nourrissent des erreurs de leurs hôtes. A l’heure de jeu, Julien Arrias contre le dégagement du centre Hume pour filer à l’essai et sceller le sort du match.

Avec treize points en trois rencontres, le bilan d’Ewen McKenzie plaide pour lui et pour ses méthodes. «Il a apporté sa culture australienne, sa rigueur, cette combativité à avoir sur le terrain», plaide Szarzewski. C’est donc toujours en leader que le Stade Français se rendra samedi à Toulon. D’ici là, les Parisiens vont prolonger leur idylle avec le Sud avec un stage d’une semaine, loin de Jean-Bouin.