Réactions: Mexès et Domenech dans la même galère

FOOT La nuit porte conseil...

Avec agence

— 

Pour les défenseurs, l'heureux élu se cache forcément parmi ces trois joueurs: Mexès-Boumsong-Squillaci. Et du côté des milieux de terrain, Flamini et Alou Diarra ne doivent sûrement se faire aucune illusion.
Pour les défenseurs, l'heureux élu se cache forcément parmi ces trois joueurs: Mexès-Boumsong-Squillaci. Et du côté des milieux de terrain, Flamini et Alou Diarra ne doivent sûrement se faire aucune illusion. — Franck Fife AFP
De retour de Vienne, les Bleus ont eu tout le temps de repenser à leur match catastrophique. A Clairefontaine, sans la gueule mais avec une bonne langue de bois, ils se sont exprimés sur cette sale soirée. «C'est plus ma faute que celle du sélectionneur», a lâché un Philippe Mexès qui ne s’est pas défilé devant les micros des journalistes.

Pour participer au débat sur les Bleus, c’est ici

«Je suis conscient de ce qu'il s'est passé, a-t-il ajouté, c'est malheureux pour tout le monde, pour moi, j'assume complètement mes deux erreurs sur deux des trois buts. Sur le premier coup de pied arrêté (but de Mexès contre son camp), je ne peux pas faire grand chose, sur le troisième, le penalty est très évitable».

Domenech protège son joueur


Le sélectionneur de l'équipe de France Raymond Domenech est lui aussi revenu dimanche sur la cuisante défaite (3-1) concédée lors du premier match de qualifications pour le Mondial-2010. «Les plus malheureux dans cette histoire-là, ce sont les joueurs; et le plus malheureux c'est Philippe (Mexès). Je crois que pour lui c'est dramatique: il fait un match correct, il a été bon dans les relances, il a été bon dans les duels, il n'a pas eu de problème», a estimé le sélectionneur national dans l'émission Téléfoot sur TF1. Une façon de protéger son joueur mais aussi de le mettre en cause.

Interrogé sur les carences des Bleus dans les phases de coups de pieds arrêtés, le sélectionneur a fait. «On a été en difficulté sur ces phases contre les Autrichiens car c'est leur point fort. Dans ces matches tendus ça se débloque souvent avec les coups de pieds arrêtés. C'est pas surprenant, ni un mal français. Il faudrait plutôt creuser pour savoir pourquoi nous ne marquons pas assez sur ces phases.» Du Domenech dans le texte, entre langue de bois et réponse à côté.

Mandanda y croit

De son côté le gardien, Steve Mandanda positive en soulignant que les «Bleus n’ont pas été dominés dans le jeu». «Il n'y avait pas d'abattement, parce que même si on est très déçus, ça reste le premier match, il reste 27 points à prendre et la qualification est loin d'être hypothéquée», a-t-il fait remarquer. A Clairefontaine, malgré les bourrasques, la maison bleue tient encore le coup.