Alain Perrin intéressé par le FC Nantes

David Phelippeau, avec G. R. - ©2008 20 minutes

— 

A quelques semaines près, les « lofteurs » nantais n'étaient pas loin de la vérité... A l'amorce de leur préparation estivale, ces joueurs - sur qui le club ne compte plus - avaient affublé leur entraîneur Michel Der Zakarian d'un surnom, empreint de frustration et de ressentiment : « PPJ ». Comprenez « Passera pas juillet ». Le coach nantais a finalement résisté à ce mois d'été mais il ne devrait vraisemblablement pas survivre au suivant. Alain Perrin est un candidat sérieux à sa succession.

Reste à savoir quand Der Zakarian et son adjoint Baptiste Gentili devront vider leurs casiers. Aujourd'hui ? Demain ? Dans une semaine ? « Surtout pas à chaud », soufflait, hier matin, un proche du club. Seule certitude : quoi qu'il arrive, le sort de Der Zakarian semble fixé. Le couperet va tomber.

L'histoire était écrite. Et elle l'avait déjà été il y a deux saisons. Les caciques actuels reproduisent en effet à l'identique ce qu'ont réalisé leurs prédécesseurs à l'intersaison 2006. Le parallèle est consternant. Eté 2006, Rudi Roussillon maintient sa confiance à Serge Le Dizet, mais du bout de lèvres. Fin septembre, ce dernier est débarqué pour mauvais résultats sportifs et remplacé par son adjoint Georges Eo. Eté 2008, Waldemar Kita prolonge Der Zakarian, non pas par conviction mais pour respecter une parole donnée en décembre dernier. Quelques semaines plus tard, la séparation est imminente... L'intronisation d'Alain Perrin également. Actuellement à l'étranger, il pourrait débarquer dans une semaine accompagné de son fidèle adjoint Christophe Galtier. Christian Larièpe, le directeur technique, assurant l'intérim avant l'arrivée des deux techniciens. « Nantes ? Pourquoi pas, ça peut-être intéressant », nous a répondu laconiquement, en fin de semaine dernière, celui qui a remporté avec Lyon la saison dernière la Coupe de France et le championnat.