Tsonga is back!

TENNIS Tsonga fait son retour en Grand Chelem à l'US Open...

M. Go.

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Le forfait de Jo-Wilfried Tsonga est venu encore assombrir l'humeur du camp français, perclus de bleus à l'âme et au corps au moment d'aborder le grand rendez-vous de Roland-Garros.
Le forfait de Jo-Wilfried Tsonga est venu encore assombrir l'humeur du camp français, perclus de bleus à l'âme et au corps au moment d'aborder le grand rendez-vous de Roland-Garros. — Abdelhak Senna AFP

Jo-Wilfried Tsonga possède quelque chose que Roger Federer et tous les autres joueurs peuvent lui envier: le puncheur sarthois est le dernier tennisman à avoir battu Rafael Nadal lors d’un tournoi du Grand Chelem. C’était en janvier, en demi-finale de l’Open d’Australie que le Français allait perdre en finale face à Djokovic. Au cours de cette aventure australienne à l’autre bout de la terre, la France s’était prise de passion pour le droitier de 23 ans amateur de passings dévastateurs et qui ne rechigne pas à conclure ses points à la volée.

Un genou en vrac

Opéré d'un ménisque fin mai, Tsonga, qui avait dû renoncer à Roland-Garros, fait à Flushing Meadow son retour à la compétition. Avec appréhension à la suite de ces récents problèmes de santé? Pas vraiment le genre du 19e mondial: «Lorsque je serai sur les courts, j'oublierai tout ce qu'il s'est passé ces derniers mois», promet-il à quelques heures de son premier match face à l'Espagnol Santiago Ventura.

Ironie d’une saison décidément peu commune pour Tsonga, c’est face à ce modeste jour, 108 e mondial, que le joueur français a gagné son dernier match en compétition en quart de finale du tournoi de Casablanca (victoire 6-3, 6-3). Le lendemain, contre Gilles Simon, il déclarait forfait, le genou gonflé.

Retour sous les sunlights

Après une si longue convalescence, Tsonga aura du mal à retrouver le rythme sur les courts de Flushing Meadow qui ne pardonnent pas l’à-peu-près. Mais sous les sunlights des matchs en nocturne, le showman Tsonga peut trouver les ressources pour enflammer un public américain qui l’a repéré pour sa ressemblance avec Mohammed Ali lors de son épopée australienne.



Que Tsonga ne se grise pas trop. En 2007, il avait perdu à l’US open en 32e finale contre le roi des puncheurs, Rafael Nadal. Comme quoi, l’histoire ne se répète pas tout le temps et avant d'être le roi du king, il faut se prendre quelques claques.