Les stars du Top 14

RUGBY Le championnat de rugby recommence mardi...

M. Go.

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L'international néo-zélandais Daniel Carter, considéré comme le meilleur demi d'ouverture du monde, a signé pour six mois à Perpignan la saison prochaine, un contrat qui confirme l'attrait de la France pour les meilleurs joueurs du monde.
L'international néo-zélandais Daniel Carter, considéré comme le meilleur demi d'ouverture du monde, a signé pour six mois à Perpignan la saison prochaine, un contrat qui confirme l'attrait de la France pour les meilleurs joueurs du monde. — Brendon O'hagan AFP/Archives
Entre des Blacks qui viennent découvrir le vin et les tampons made in France, les pumas qui se sentent bien depuis quelques années à Paris et les talents fougueux du XV de France qui ont décidé de revenir au pays, le championnat de France va réunir cette année un cocktail explosif de stars du rugby mondial. Revue d’effectifs.

Depuis l’arrivée du Black Tana Umaga à Toulon en 2006, la douce Méditerranée attire les Néo-Zélandais. Cette saison, les supporters toulonnais qui redécouvrent l’élite pourront se régaler des blocks surpuissants d’un autre Black, l’ancien éboueur, Jerry Collins, attiré par le projet toulonnais que lui a sans doute bien vendu son compatriote Tana Umaga devenu manager du club. Surnommé Guinness dans son île à cause de sa crête blonde qui lui donne des airs de faux cols mousseux, le surpuissant avant a décidé de se lancer un nouveau défi en jouant en Europe après six saisons dans son club historique des Hurricanes de Wellington. Ses face-à-face avec son coéquipier dans le XV néo-zélandais, Byron Kelleher, demi-de-mêlée à Toulouse, risquent d’être fracassants.





Du côté de Perpignan, les dirigeants de l’USAP n’ont pas fait les choses à moitié en recrutant le Néo-Zélandais Daniel Carter considéré comme le meilleur ouvreur de la planète grâce à sa vision du jeu et ses passes. Ses qualités de buteur ( 800 point sen 52 sélections chez les Blacks (20 essais, 2 drops, 116 pénalités, 125 transformations)) devraient également faire beaucoup de bien à l’USAP, demi-finaliste l’année dernière, qui espère reconquérir le Brennus…




A Toulouse, le retour de l’enfant du club, Frédéric Michalak, est attendu avec impatience. Après son escapade sud-africaine chez les Sharks pendant laquelle le joueur chéri du rugby français a été perturbé par des blessures à répétition, l’ouvreur devra retrouver sa place dans l’équipe type de son club de toujours. Il aura fort à faire au sein d’un effectif pléthorique. Au même poste que «Fred», David Skrela, l’ancien numéro 10 du Stade Français qui vient de débarquer à Toulouse, sera un redoutable concurrent dans un style de jeu très différent. En revenant en France, Michalak va aussi retrouver Jerry Collins qu’il avait croisé et avec qui il partage l’amour de la décoloration comme le montre ce reportage de l’Equipe




«El Mago»
, le puma Juan Martin Hernandez, continuera cette année de régaler les passionnés du Stade Français. Insaisissable, brillant ballon en main, buteur, l’Argentin sait tout faire. Encore une fois cette saison, le club parisien pourra s’appuyer sur son talent et son réalisme. La saison dernière, il avait endossé magistralement le rôle du buteur conduisant le Stade jusqu’en demi-finale du TOP 14 (227 points marqués en 19 matchs). Au pays, on le compare à Messi. Rien que ça...




Ses larmes, au soir d’une cruelle finale face à Toulouse, ont fait mal à tous les amoureux du rugby. Le capitaine courage de l’AS Clermont, Aurélien Rougerie, aura-t-il surmonté cette rencontre cauchemardesque qui a balayé les espoirs du club auvergnat 9e défaite en finale du top 14. Connaissant le caractère de battant de cet ailier surpuissant, «Roro» n’a sans doute pas renoncé à conquérir le Brennus avec son club de cœur. L’ASM pourra se reposer sur sa «niaque» pour enfin briser la malédiction qui l’empêche de soulever ce maudit bout de bois. Pourquoi pas en battant Toulouse en finale?