Les sprinters mettent le feu au bassin olympique

Stéphane Colineau
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Alain Bernard et ses muscles à l'entraînement le 8 août.
Alain Bernard et ses muscles à l'entraînement le 8 août. — Jerry Lampen / Reuters

De notre envoyé spécial à Pékin

Va y avoir du sport dans le bassin olympique de Pékin. Ce matin (10 h à Pékin, 4 h en France), les demi-finales du 100 mètres ont enflammé les tribunes et le petit monde de la natation.

Premier parti, Alain Bernard a semblé voler sur l’eau pour récupérer son record du monde, que lui avait subtilisé l’Australien Sullivan en finale du 4 x 100 mètres. Le temps de Bernard : 47s20 contre 47 s24 à Sullivan.

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Pas même le temps de finir de répondre aux questions de la télévision que Bernard perçoit une clameur. Sullivan vient de battre à nouveau le record du monde dans l’autre demi-finale, cette fois en 47s05. La finale, prévu jeudi matin heure de Pékin, sent la poudre.

Commentaire de Bernard recueilli après ces exploits:«Le but n'est pas de battre le record du monde, c'est de finir premier en finale. Je vais jouer à fond la récupération et arriver dans le même état d'esprit que ce matin.»

Au passage, l’Antibois lâche cette petite phrase:«J’ai pas l’impression d’avoir dépensé beaucoup d’énergie sur la deuxième partie de course». Il se murmure depuis quelques jours à Pékin que la finale du 100 mètres pourrait se jouer en moins de 47 secondes. Ce murmure pourrait se muer en vacarme assourdissant.