L'arbitre Karim Abed aide l'attaquant du TFC Yaya Sanogo à se relever, dimanche contre Reims.
L'arbitre Karim Abed aide l'attaquant du TFC Yaya Sanogo à se relever, dimanche contre Reims. — R. Gabalda / AFP

FOOTBALL

TFC-Reims: Sifflets, frustration... Toulouse n'a plus gagné au Stadium depuis août

Après son nul face à Reims, dimanche, Toulouse reste sur dix matchs sans succès au Stadium en Ligue 1

  • La dernière victoire du TFC en championnat à domicile remonte au 25 août dernier contre Nîmes (1-1), voici cinq mois et demi.
  • Plus réactifs qu’actifs, les Violets ont encore livré une prestation insipide dimanche contre Reims, malgré un sursaut en fin de rencontre.

 

A l’époque, les « gilets jaunes » ne désignaient que les chasubles fluo rangées dans les boîtes à gants. Le 25 août dernier, le TFC battait Nîmes au Stadium (1-0). C'était le temps du jeu, le temps des promesses d’été sans lendemain. Depuis, Alain Casanova et ses joueurs ont compilé six nuls et quatre défaites à la maison en championnat. Dimanche contre Reims (1-1), l'égalisation de l’incontournable Max-Alain Gradel (81e) a évité le pire, avant dix dernières minutes jouées (enfin) avec détermination.

« Je peux comprendre qu’à certains moments qu’il y ait un peu de fébrilité à cause de notre situation, parce qu’il y a longtemps qu’on n’a pas gagné à domicile, mais il faut qu’on se lâche un peu plus », déplore l’entraîneur toulousain. Comme souvent, Toulouse a attendu d’être au pied du mur pour sortir d’une consternante léthargie, à peine secouée par quelques jaillissements de Yannick Cahuzac.

Ce comportement somnolent, aggravé par quelques passes en retrait mal comprises, a entraîné les sifflets d’une partie d’un public. Quelques « Casa démission » ont même jailli en première période de la tribune sud du Stadium, pourtant peu réputée pour ses penchants révolutionnaires.

Des passes en retrait qui ne passent pas

« Vous vous rendez compte, depuis le mois d’août, on ne "se gâte" pas mais on ne gâte pas non plus les gens qui viennent nous voir, les gens qui nous estiment, à l’intérieur du club aussi », a déploré le technicien lors de la conférence d’après-match.

« Notre public a envie de nous voir nous lâcher, de nous voir jouer et quelquefois il ne comprend pas que pour bien repartir, pour bien relancer, on puisse passer par notre gardien. Cela peut créer un peu de fébrilité. On a 26 points [avant le match contre Reims], on n’est pas dans une situation comme Guingamp, avec le couteau sous la gorge. Ce n’est pas encore le cas, ça pourrait le devenir. »

Sans surprise, les joueurs n’ont pas le remède à cette pénible série noire, à peine troublée en janvier par un joli succès contre Nice (4-1) et une qualification homérique contre Reims (4-4, 4-3 aux tirs au but). Mais il s’agissait de deux matchs de Coupe de France…

Si souvent décisif sur la pelouse, Max-Alain Gradel s’avoue à court de réponses. « Je ne sais pas si c’est dû au fait que ça fait un moment qu’on n’a pas gagné chez nous, si ça rajoute un peu de pression sur l’équipe… Je ne sais pas mais il faudra changer quelque chose. »

Caen et Guingamp, des têtes de victimes ?

Même topo du côté du gardien Baptiste Reynet, avec le fameux « Si j’avais la réponse, je vous la dirais et on corrigerait le tir. » « On a 27 points et avec un parcours plus costaud à domicile, on pourrait se retrouver à la lutte dans la première partie de tableau, poursuit le gardien. C’est vraiment rageant et frustrant. »

Au lieu de cela, le TFC navigue en eaux troubles. A une piètre 14e place, un point derrière Bordeaux, où il se déplacera dimanche. Ensuite, c’est Caen qui viendra au Stadium, le 23 février, puis Guingamp, le 9 mars. Soit les deux derniers. De bonnes têtes de victimes, comme Toulouse l’a été le 2 février à Monaco (2-1). L'ASM n’avait plus gagné à Louis-II depuis le 12 mai dernier.