Disparition de Sala: Les recherches relancées dimanche, avec «un degré de probabilité élevé» de trouver l'avion «dans les trois jours»

DRAME Le chasseur d'épave David Mearns, qui mène l'opération de recherche en collaboration avec les autorités officielles, a indiqué que les bateaux à sonar allaient enfin pouvoir se lancer

J.L.

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La tribune Loire rend hommage à Sala, lors de Nantes-Saint-Etienne.
La tribune Loire rend hommage à Sala, lors de Nantes-Saint-Etienne. — S.Salom-Gomis/AFP

Les trois jours qui viennent s’annoncent décisifs dans la recherche de l’avion qui transportait Emiliano Sala et son pilote Dave Ibbotson de Nantes à Cardiff le 21 janvier. C’est, en substance, le message transmis par David Mears lors de son dernier point presse tenu ce samedi après-midi sur le port de Guernesey. Le chasseur d’épave embauché par la famille de l’Argentin a indiqué que son bateau équipé d’un puissant sonar pour sonder les fonds de la Manche sortirait dimanche tôt le matin, en coordination avec le navire dépêché dans le cadre de l’opération de secours officielle.

« Les recherches démarreront à 3 heures du matin afin d’être sur zone aux premières heures du jour, a expliqué David Mearns. On conduira d’abord une reconnaissance radar pour dénicher les obstacles éventuels, et la recherche en tant que telle débutera à 7 heures du matin, dans la zone de 13km2 définie par l’AAIB, [l’équivalent du Bureau d’enquête et d’analyse britannique]. Chaque bateau couvrira une moitié de la zone. Le degré de probabilité de retrouver une trace de l’avion est élevé, mais on sait qu’on cherche non pas un avion entier mais des débris d’un appareil sévèrement endommagé. »

« On veut juste apporter une réponse à deux familles dévastées »

David Mearns a été volontairement discret sur la localisation exacte de la zone qui a été quadrillée en fonction du dernier contact radar connu du Piper Malibu. L’Anglo-Américain a précisé que les conditions météo s’annonçaient très bonnes dimanche, un peu plus compliquées lundi, et de nouveau favorables mardi. «On aura alors pu couvrir toute la zone concernée, avec une bonne garantie d’avoir trouvé quelque chose ». Auquel cas, ce sera l’opération de recherche officielle qui prendra le relais pour identifier les débris dans des eaux d’une profondeur variable (entre 60 et 120 mètres) et les ramener à la surface à l’aide d’un robot sous-marin.

Mearns a refusé d’indiquer s’il y avait une chance de retrouver les corps des victimes, ni dans quel état. « On veut juste apporter une réponse à deux familles dévastées ». Un coussin de siège émanant de l'appareil avait été retrouvé jeudi sur une plage au sud de Cherbourg.