Quel vélibiste êtes-vous? «Plus d'odeurs de sueurs dans les transports le soir»

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Le Vélib', système parisien de vélos en libre-service, lancé le 15 juillet, est passé mercredi au braquet supérieur avec les grèves dans les transports, mais il est parfois victime de son succès.
Le Vélib', système parisien de vélos en libre-service, lancé le 15 juillet, est passé mercredi au braquet supérieur avec les grèves dans les transports, mais il est parfois victime de son succès. — Jean Ayissi AFP

Le 15 juillet, Vélib’ fêtera son premier anniversaire. Les stations gris et mauve ont pris racine dans le paysage parisien, les 20600 vélos promis sont en train de terminer d’être livrés et les pistes cyclables regorgent de biclous. Nous vous avons demandé comment vous utilisiez ces vélos et vous avez répondu. Ghislain témoigne ainsi: «Mon vélo, je ne le prenais jamais, je suis étudiant et mes déplacements sont beaucoup trop imprévus pour ça. Je prends un Vélib' dès que j'ai un déplacement à faire, même petit. Le métro, c'est réservé pour aller à la gare chargé, ou quand il pleut par exemple. Il m'arrive de mixer les deux: je pars de chez moi en Vélib', pour prendre un métro plus loin: ça m'évite les correspondances, c'est plus agréable, et ça ne coûte pas plus cher qu'un trajet en métro classique!»

Yves, lui raconte ceci: «Depuis que je prends Vélib' (pratiquement depuis son origine), j'utilise beaucoup moins le métro et j'ai complètement redécouvert Paris: c'est vraiment une très belle ville! Dommage que le plan de circulation ne soit pas adapté aux vélos, ce qui oblige souvent à partager la chaussée avec les voitures, monstres de métal, de puissance... et d'énervement.» Feufolet aussi est enthousiaste: «Je suis un inconditionnel du Vélib'. Grâce à lui Paris a repris une dimension plus humaine, c'est un plaisir sans fin de redécouvrir la ville. De plus, à vélo je suis à 10 minutes du boulot, alors qu'en métro je mettais 30 minutes. Fini le métro bondé et puis fini de regarder la montre en milieu de soirée pour pouvoir rentrer chez soi.»

Copycat, elle, raconte cette histoire: «Femme, 31 ans, adepte du vélo pour la plupart des déplacements urbains en complément des transports en commun, j'ai pris un abonnement longue durée qui ne vaut rien (29 euros) après que mon vélo ait été dégradé. C'est bête et méchant mais quitte à ce qu'un vélo soit dégradé, autant que ce soit un Vélb' plutôt que mon vélo adoré.»

TakumiLittlesurfer, de son côté, dit que le Vélib' lui a «sauvé le coup lors des grèves» et clubberstef raconte ainsi son expérience: «C'est génial, plus d'odeurs de sueurs dans les transports le soir, je rentre aussi la nuit quand je veux sans dépendre d'une voiture.» Micheline aussi délaisse les transports en commun: «Je ne prends pratiquement plus le métro depuis que je suis abonnée. Au soleil, sous la pluie, à midi ou à minuit! Même les trajets longue durée ne me font pas peur (du nord au sud de Paris)! Surtout que je vais souvent en proche banlieue, très pratique les bornes en périphérie.»

Aucune statistique n’est encore disponible sur le profil exact des utilisateurs. Tout ce qu’on sait nous a été livré par l’enquête Sofres: l’usager-type est un Parisien de 35 ans. Selon le type d’abonnement, nous observons des profils différents avec plus d’hommes (58%) chez les abonnés longue durée et plus de femmes chez les abonnés courte durée (65%).

Et vous, comment utilisez-vous le Vélib'? Est-ce qu’il vous amène à délaisser votre voiture? A moins marcher? A compléter un trajet en métro et à éviter un changement? A ne plus utiliser votre propre vélo? Dites-le nous ci-dessous…