Mondiaux: «Une médaille ne nous intéresse pas», les Bleus ne visent que le titre à Innsbrück

CYCLISME Thibaut Pinot ne cache pas les ambitions des Bleus à la veille de la course en ligne...

N.C. avec AFP

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Thibaut Pinot et Romain Bardet sont deux des trois coureurs de l'équipe de France qui peuvent viser la victoire aux championnats du monde sur route, le 30 septembre 2018 à Innsbruck.
Thibaut Pinot et Romain Bardet sont deux des trois coureurs de l'équipe de France qui peuvent viser la victoire aux championnats du monde sur route, le 30 septembre 2018 à Innsbruck. — J.E.E/SIPA

Thibaut Pinot, en grande forme, se félicite que le Championnat du monde de cyclisme à Innsbrück promette « une course dure » comme il les affectionne, dimanche.

Avez-vous eu une préparation idéale avec la Vuelta et vos deux succès d’étape ?

C’était le but avec le Tour de Pologne puis la Vuelta​. On verra dimanche. Je me sens en forme et j’espère que ça suffira pour peser sur la course. J’ai récupéré assez vite de la Vuelta. J’ai senti que mon corps avait besoin de rouler, j’ai fait deux sorties de six heures, deux sorties de quatre heures. Je pense que ça se jouera davantage à la fraîcheur qu’à l’aptitude du coureur. Il y a moyen d’arriver bien usé au pied de la (dernière) bosse.

Est-ce tout pour le titre et rien d’autre ?

Oui je pense pour l’équipe de France. Une médaille ne nous intéresse pas. En tout cas on fera tout pour ne pas avoir de regret, ça peut être la bonne année. Il y a encore de beaux Championnats du monde qui nous attendent, en Suisse par exemple (en 2020), mais je pense qu’on a tout pour réussir cette année. Si on ne pèse pas sur la course, c’est qu’on n’a pas été bon. C’est une course d’un jour et on ne sait jamais trop comment on va être le matin, dans une grande journée ou une mauvaise, c’est aussi ce qui fait le charme des courses d’un jour. Mais on a un collectif fort. Le but est de gagner la course, là-dessus je ne pense pas qu’il y aura de souci. Il ne faudra pas se mentir, celui qui est vraiment fort, on jouera pour lui.

Le final vous convient-il ?

J’ai la chance d’avoir une pointe de vitesse qui me permet de ne pas partir battu dans un groupe de cinq-six. C’est important dans la tête de se dire qu’on peut gagner dans une hypothèse de ce genre. Mais, dans la bosse, ça se fera à la pédale. Plus c’est dur plus j’aime, même si ça ne me correspond pas spécialement. Mais, avec 5000 mètres de dénivelé, ça devrait le faire… J’aime les courses qui sont dures, à l’usure, où tout le monde souffre.