On n'arrête plus Llodra

ROLAND-GARROS Galvanisé par le public du central, le Français s'impose en trois sets (7/6, 6/4, 7/6) face à l'Italien Simone Bolelli%u2026

Sandrine Cochard

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Le camp français a vécu une journée contrastée mercredi à Roland-Garros: d'abord tristounette avec les éliminations de Marion Bartoli et Gilles Simon, elle a fini sur une note plus colorée avec les qualifications de Paul-Henri Mathieu et Michaël Llodra.
Le camp français a vécu une journée contrastée mercredi à Roland-Garros: d'abord tristounette avec les éliminations de Marion Bartoli et Gilles Simon, elle a fini sur une note plus colorée avec les qualifications de Paul-Henri Mathieu et Michaël Llodra. — Thomas Coex AFP

Mickaël Llodra avait demandé à être sur le central pour ce match, son premier sur le court Philippe Chatrier, et il a eu raison. Galvanisé par le public, venu nombreux en ce vendredi (un peu) plus ensoleillé, le Français s’impose en trois sets (7/6, 6/4, 7/6) face à l’italien Simone Bolelli (47è joueur mondial). Lucide tout au long du match, Llodra s’est montré très solide. «J’ai fais les bons choix, j’ai bien négocié les moments-clés.»

Douleurs à l’épaule

Son adversaire n’a pourtant pas démérité. Bolelli a même failli revenir, dans le tie-break du troisième set, alors que Llodra, impatient d’en finir, lui cédait une volée dans le filet. Mais le jeu très offensif du Français a fini par faire la différence. «J’ai essayé de développer mon jeu d’attaquant, de faire service-volée à outrance, a-t-il expliqué. C’était la manière de le battre aujourd’hui car Bolelli est plus a l’aise en fond de cour, et moi moins. J’ai essayé de casser le rythme et de ne pas lui laisser le temps de se régler.» Malgré quelques douleurs à l’épaule en début de partie, «un problème récurrent qui m’oblige à prendre des anti-inflammatoires», Llodra s’est accroché.

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Ravi de jouer sur le central, le Français reconnaît que toutes les conditions étaient réunies «pour que le match se passe bien». «La terre était bien sèche, il faisait beau, le public était présent, ma famille et mes amis étaient là… Avec le public, j’arrive à me transcender. Quand je le sens vibrer, ça me donne des ailes.»

Maillot de Rothen

Et c’est sous le regard admiratif de Jérôme Rothen que le Parisien a laissé éclater sa joie, jetant ses tee-shirts au public avant d’enfiler le maillot floqué au nom du joueur du PSG (sous quelques sifflets). «J’avais prévu d’innover mais je n’avais pas grand-chose dans mon sac, a-t-il expliqué en riant. Je vais essayer de trouver pour la prochaine fois.»

Il lui faudra d’abord neutraliser Ernests Gulbis (80è joueur mondial), tombeur de James Blake et impressionnant depuis le début du tournoi. «C’est un gros client, il m’a impressionné contre Blake. J’ai rarement vu un service aussi puissant: il donne l’impression de ne pas forcer et son service part à 225 voire 230km/h!» Et de prévenir: «ce sera difficile de retourner mais je vais continuer mon jeu de service-volée.»