L'Asvel à nouveau sous pression à Nancy

Stéphane Marteau - ©2008 20 minutes

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La dernière marche. Déterminée à revenir à Bercy afin de disputer sa deuxième finale en un mois après celle remportée face à Cholet en Coupe de France, l'Asvel va devoir franchir un obstacle de taille. Le Sluc Nancy, finaliste malheureux des trois dernières éditions du Championnat de France, se dresse en effet sur la route des Villeurbannais en demi-finale. La formation d'Yves Baratet, qui ne bénéficiera pas de l'avantage du terrain en cas de match d'appui, est donc dans l'obligation de s'imposer au moins une fois en Lorraine où aura lieu, demain, la première manche. Or, les chiffres ne plaident pas en faveur du club rhodanien qui a subi cinq défaites de rang à Gentilly depuis son dernier succès obtenu le 1er novembre 2003 (70-75). De plus, Nancy a remporté sept succès d'affilée dans sa salle en play-off depuis trois ans. « Evoluer à Gentilly n'est pas une mince affaire, admet Yves Baratet. Avec la pression de leur public, les Nancéiens jouent sur l'euphorie, l'engagement et les duels. Il faudra donc réussir à y faire face. »

Battue l'an dernier en deux manches par Nancy au même stade de la compétition, l'Asvel peut néanmoins se targuer d'avoir remporté deux des trois confrontations entre les deux clubs cette saison (79-76 en Championnat et 78-67 en Coupe de France). Son seul revers (96-76) a été concédé dans des circonstances particulières puisque les partenaires d'Aymeric Jeanneau avaient disputé auparavant cinq matchs en onze jours, dont une demi-finale de Coupe de France quarante-huit heures plus tôt. « Nous avons une revanche à prendre », prévient Edwin Jackson.