Turfu: Il est déjà l'heure de choisir qui accueillera le premier mondial à 48 en 2026

FOOTBALL Une opposition entre le trio Etats-Unis/Canada/Mexique, favori, ou le Maroc dans le rôle du « challenger »...

20 Minutes avec AFP

— 

Il va falloir choisir qui accueillera le premier Mondial à 48
Il va falloir choisir qui accueillera le premier Mondial à 48 — KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP

2026, c’est (presque) aujourd’hui. Et on exagère à peine. Ce mercredi, les fédé membres de la Fifa vont choisir à Moscou qui du trio Etats-Unis/Canada/Mexique, favori, ou du Maroc, le « challenger », accueillera le premier Mondial à 48.

Difficile de se risquer à un pronostic, vu le nombre de votants. 207 délégués des pays-membres de l’instance (sur 211, si le collège électoral est validé) contre une vingtaine de personnes (membres du Conseil de la Fifa) auparavant.

Jamais quatre sans cinq pour le Maroc

Quatre fois candidat malheureux à l’organisation du Mondial (1994, 1998, 2006 et 2010), le Maroc croit toutefois toujours en ses chances de devenir le second pays du continent africain, après l’Afrique du Sud en 2010, à accueillir l’événement.

Le royaume bénéficie du soutien de nombreux pays européens, dont la France, notamment en raison de sa proximité géographique, et africains, à l’appel du président de la Confédération africaine de football (CAF) Ahmad Ahmad. Mais certains pays africains ont déjà fait entendre leur différence, comme le Libéria ou l’Afrique du Sud, partisans d'« United 2026 ».

Etats-Unis/Mexique/Canada promettent « la Coupe du monde la plus lucrative de l’histoire »

Gianni Infantino est lui présenté comme un défenseur de la candidature nord-américaine, notamment parce qu’il serait dans sa logique cohérent d’attribuer ce premier Mondial à 48 « à de grands pays qui ne l’ont jamais eu, comme la Chine ou l’Inde, ou à des associations de pays », explique à l’AFP Paul Dietschy, historien du football. « Car pour couvrir les frais, il faut être à plusieurs ».

D’autant que le trio Etats-Unis/Mexique/Canada a promis « la Coupe du monde la plus lucrative de l’histoire » avec 14 milliards de dollars de recettes, contre un « net pour la Fifa de 5 milliards de dollars » du côté marocain.

Le Royaume mise sur des atouts autres que purement financiers pour faire la différence : « La ferveur autour du football dans le pays et sur le continent, la proximité » avec des villes hôtes « ramassées » dans un rayon de 550 km, ou encore des « stades modulaires », a notamment plaidé auprès de l’AFP le président du comité de candidature marocain Moulay Hafid Elalamy.

Les menaces de Trump, un atout pour le Maroc ?

Un autre élément pourrait jouer en sa faveur : le président des Etats-Unis Donald Trump, qui a scandalisé la planète foot en lançant sur Twitter des menaces à peine voilées à ceux qui ne soutiendraient pas la candidature « United 2026 ».

Cela sera-t-il suffisant pour convaincre les délégués, au moment de pousser le bouton désignant le(s) futur(s) pays-hôte(s) ? « Tout le monde doit assumer ses responsabilités et prendre sa décision, c’est tout », a conclu Infantino.

C’est tout, et c’est maintenant.

>> A lire aussi : La Fifa voudrait passer à 48 équipes dés la Coupe du monde au Qatar