Nice: La Méditerranée, loin d'être un long fleuve tranquille pour les trimarans de Nice Ultimed

VOILE Habitués aux courses mouvementées sur les océans, les skippers se méfient de la mer Méditerranée…

Mathilde Frénois

— 

Les maxi-trimarans font une course en Méditerranée pour la première fois.
Les maxi-trimarans font une course en Méditerranée pour la première fois. — M. Frénois / ANP / 20 Minutes
  • C’est la première fois que les maxitrimarans et leurs skippers prennent le départ d’une course en Méditerranée.
  • Sur les trois trimarans en lice, ils ne sont donc plus que deux en lice après l’abandon d’Yves Le Blévec sur Actual.

Face au « fichier vent », un membre du « crew » décrypte les prévisions météo. « Les petites flèches partent dans tous les sens, fait-il remarquer. En Méditerranée, on navigue avec des conditions aléatoires. » La grande bleue n’est pas un long fleuve tranquille pour les skippeurs.

Territoire de jeu des trimarans de la Nice Ultimed, la mer peut s’avérer piégeuse. « La Méditerranée, c’est un terrain de jeu un petit peu particulier parce qu’il faut s’adapter à des conditions qui sont assez différentes de l’océan », confirme Francis Joyon qui vient de prendre le départ sur Idec.

« C’est tout ou rien ! »

Dimanche, après un run d’exhibition avec des vents entre 5 et 10 nœuds, et sous le soleil, des bourrasques et la pluie sont venues perturber le ciel azuréen. « C’est comme un volcan, dit Jean-Baptiste Durier, directeur d’ASO, organisateur de la course. C’est musclé, c’est tout ou rien ! »

Et c’est la première fois que les maxitrimarans et leurs skippers prennent le départ d’une course en Méditerranée : « Ce n‘est pas forcément facile pour eux, parce qu’on a les conditions d’une mer fermée, pointe le directeur de course de Nice UltiMed, Christophe Gaumont. Les vagues sont courtes, à la différence des grandes houles des océans du sud. »

Plus que deux bateaux en course

Il ne croyait pas si bien dire. Mercredi, au large de Saint-Tropez, Yves Le Blévec a dû abandonner. Son trimaran Actual a subi une avarie de gréement. « Compte tenu des conditions météo attendues [vent de 30 à 35 nœuds], le skipper jugeait impossible de poursuivre la course sans mettre l’intégrité du bateau et de ses équipiers en danger », explique l’organisateur. Il ne reste donc plus que deux trimarans face à la mer : Idec et Sodebo.