David Auradou: «De la place pour deux grands clubs à Paris»

RUGBY Après onze saisons passées au Stade Français, le deuxième ligne veut participer à la renaissance du Racing...

Propos recueillis par Alexandre Pedro

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Arrivé en 1997 au Stade Français, David Auradou a vécu de près de l’ascension du club parisien des divisions inférieurs aux matchs de gala au Stade de France. Aujourd’hui au Racing-Metro en Pro D2, l’ancien international veut revivre le même genre d’aventure.

Interview. Est-ce qu’il existe des similitudes entre les débuts du Stade Français version Guazzini et ce que vit le Racing-Metro actuellement?


On ne peut pas trop comparer les deux époques. Quand je suis arrivé au Stade Français, le professionnalisme commençait tout juste. Au Racing, on dispose d’installations dignes des grosses équipes du Top 14. Je me souviens qu’avec le Stade Français, la musculation se passait à l’Aquaboulevard les premières années.

Qu’est ce qui vous a motivé à quitter un club champion de France pour un autre évoluant en Pro D2?


J’étais très bien au Stade Français, j’aurais encore pu rester une ou deux saisons. En signant au Racing, j’ai voulu boucler la boucle, retrouver l’aventure humaine du début au Stade Français, quand nous étions passés en deux ans de la deuxième division au Bouclier de Brennus. Mais il ne s’agit pas d’un copier-coller pour autant. C’est une autre histoire.

Deux grands clubs de rugby peuvent-ils coexister à Paris ?


Je suis persuadé qu’il y a de la place. Economiquement, ça ne pose aucun problème, il y a bien six clubs de Londres en première division anglaise. Le public existe. J’ai quitté un club qui remplissait le Stade de France pour l’ambiance plus intimiste de Colombes, où je joue devant un millier de personnes. Mais ça me motive de chercher à fidéliser un nouveau public.

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Vous gardez quels souvenirs de l’époque showbiz du Racing dans les années 80 avec les Mesnel et Lafond?


C’était une sacrée époque. Les arrières se pointaient en nœuds papillon en finale du championnat et dégageaient une certaine classe sur le terrain. Le Racing a une histoire, ça me stimule de participer à sa réhabilitation.

La presse rugby annonce l’arrivée de Dan Carter ou Jerry Collins pour la saison prochaine. Vous y prêtez attention ?


Il y a quelques jours, on a montré les premières pages du «Midi Olympique» à notre président, Jacky Lorenzetti, qui semblait aussi surpris. On est dans une période creuse au niveau de l’actualité du rugby, il faut bien que la presse spécule sur les transferts.