Grenoble rêve de Ligue 1

FOOTBALL Vendredi soir, face à Montpellier, Grenoble a conforté sa 3e place en Ligue 2 et ses espoirs de montée...

Romain Scotto

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Photo prise le 29 janvier 2008 à Grenoble du nouveau stade, baptisé "le stade des Alpes".
Photo prise le 29 janvier 2008 à Grenoble du nouveau stade, baptisé "le stade des Alpes". — J-P. CLATOT / AFP
C'est peut-être l'effet «Stade des Alpes». Depuis qu'ils évoluent dans leur nouvelle enceinte de 20.000 places, rien ne semble arrêter les joueurs de Grenoble. Leur appétit depuis deux mois en championnat (23 points en 11 matchs) leur ouvre même de belles perspectives. Après leur victoire à Montpellier, vendredi soir, pour le compte de la 34e journée, les hommes de Mécha Bazdarevic pointent à une prometteuse troisième place. Dans le rétroviseur, Troyes reste à trois points, avec un match en moins, mais à quatre journées de la fin du championnat, impossible de ne pas songer à la Ligue1.

«Un retour en L1 ne serait pas volé»


«On a quand même le droit de rêver, lâche l'entraîneur bosniaque du GF 38. On est en position de force et on a tous les arguments pour monter. On espère bien en profiter. Sur l'ensemble de la saison, je crois qu'un retour en L1 ne serait pas volé.» Au début des années 60, les Grenoblois s'étaient offert deux aller-retour express en L1. Mais à l'époque, le club isérois était beaucoup moins bien structuré.

La révolution grenobloise a commencé en 2004, avec l'arrivée d'actionnaires japonais. Conscient du potentiel grenoblois, ils attirent un international nippon, Masashi Oguro, aujourd’hui au Torino, et rééquilibrent le budget du club. Depuis février, l’équipe évolue dans un nouveau stade. Une enceinte moderne que plusieurs clubs de L1 pourrait lui envier, mais qui est la propriété de la communauté Grenoble Alpes Métropole. «Tout le monde croit que nous sommes un club très riche, mais pas du tout, poursuit Bazdarevic. Venez voir notre terrain d'entraînement et vous comprendrez. On n'a pas non plus de centre de formation et contrairement à ce qu'on entend, notre budget ne dépasse pas les 10 millions d'euros.»

En Ligue des champions avant 2012?

Sa réussite actuelle, le club isérois la puise plutôt dans la richesse de son effectif. Dans le vestiaire comme sur le terrain, la présence de nombreux anciens joueurs de Ligue1, (Wimbée, Vitakic, Flachez, Regragui) tire le groupe vers le haut. Et du côté des Alpes, on ne s'est pas fixé de limites. Lors de son arrivée à la tête du GF38, le président Watanabe avait promis à ses supporters une qualification pour la Ligue des champions avant 2012. Audacieux?