Le Racing n'est plus d'attaque

Jérôme Sillon - ©2008 20 minutes

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Pour la quatrième fois cette saison, les Strasbourgeois vivent actuellement une longue période de disette offensive. Aucun but inscrit depuis plus de six heures. C'est la principale raison de leur descente aux enfers, puisque cette stérilité coïncide avec leurs cinq dernières défaites consécutives en Ligue 1. Autre chiffre révélateur de l'inefficacité du Racing : il n'a pas marqué lors de 18 des 32 journées de championnat. Cela n'a pas échappé à Jean-Marc Furlan. « Avec le staff, on cogite en permanence sur ce problème, avoue le manager général. De multiples solutions ont déjà été utilisées pour essayer de ?claquer? des buts. On cherche comment redonner confiance à nos quatre ou cinq attaquants. Il est important de les appuyer, parce qu'il n'y en a pas d'autres. Ils ont déjà marqué des buts [29 au total]. Il n'y a pas de raison qu'ils n'y parviennent pas de nouveau avant la fin du championnat. »

User de la méthode Coué est louable, mais cela a ses limites. Car aujourd'hui, le club alsacien se retrouve 19e. Et s'il ne parvient à faire trembler les filets adverses lors des six derniers matchs, il replongera en Ligue 2. « Ce n'est pas un problème de confiance ou parce qu'on est 19e que je rate des trucs, explique l'ailier gauche Eric Mouloungui. C'est juste de la précipitation, un manque de réussite. Contre Monaco, si je réussis deux passes, on marque deux fois. Ça m'énerve de ne pas être décisif, mais toute série a une fin. Et on veut la casser au plus vite. »