Coupe Davis: «J'étais assommé»... Benneteau revient sur sa non-sélection pour la finale contre la Belgique

TENNIS Julien Benneteau sera opposé à... David Goffin la nuit prochaine...

W.P.
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Nicolas Mahut console Julien Benneteau, en larmes avant la finale de la Coupe Davis France-Belgique, le 24 novembre 2017 à Lille.
Nicolas Mahut console Julien Benneteau, en larmes avant la finale de la Coupe Davis France-Belgique, le 24 novembre 2017 à Lille. — PHILIPPE HUGUEN / AFP

Il aurait peut-être battu David Goffin, lui. Il y était d’ailleurs parvenu peu de temps avant la finale de Coupe Davis, à Bercy. Mais qu’importe, la polémique n’a pas lieu d’être. La France a remporté le saladier aux dépens des Belges, fin 2017 et sans Julien Benneteau. Ce dernier retrouvera Goffin à l’Open d’Australie dans la nuit de mercredi à jeudi. De quoi lui rappeler le douloureux souvenir de sa non-sélection pour ladite finale. Il est revenu dessus dans L'Equipe du jour.

Au début, la confiance…

Il était confiant, mais pas dans l’excès non plus, après cette semaine à Bercy où il a « joué le meilleur tennis de [sa] vie ». Il sait n’être une option que pour le double mais reçoit des signaux positifs de la part de ses entraîneurs. « Tu dois être prêt à toute éventualité », va-t-on jusqu’à lui dire. Pierre-Hugues Herbert est alors blessé. « Je m’attends à jouer avec Nicolas [Mahut] mais je me demande si Richard [Gasquet] ne va pas être dans les quatre », raconte-t-il.

Et là, c’est le drame

Non seulement Gasquet sera dans les quatre mais Herbert aussi. La sentence tombe comme un coup de massue un mercredi à 22h45. « Les gars, dans cette configuration, là, ce que je sens, c’est que c’est Pierre-Hugues qui doit être avec lui [Gasquet] », annonce Yannick Noah aux deux malheureux. A ce moment-là, Benneteau confie n’être « ni triste, ni en colère. Juste assommé. » Il s’accoude au comptoir du bar seul avec Mahut pour boire « deux verres » et traîner son spleen.

Puis, le vendredi, Bennet' craque avant le premier match. Les larmes, la frustration. « « Tant mieux que ce soit arrivé avant le premier match, parce qu’après je me suis senti mieux. Il y a de tout à ce moment-là. De la joie et de la fierté d’être là, avec ce sentiment d’appartenance, et la tristesse de ne pas être sur le terrain. »

Il ne ferme pas la porte de la Coupe Davis

Cruel. Mais pas autant que les jours suivant la victoire, surtout quand on découvre que l’on se fait démonter maladroitement façon puzzle par Pierre-Hugues Herbert (qui a en gros dit qu’il n’aurait « pas compris qu’on fasse jouer Nicolas avec Julien, avec qui il a joué pendant six sans et avec qui ils n’ont pas eu le tiers des résultats »).

« On s’est expliqué, il s’est excusé », précise néanmoins Benneteau, encore sous le choc mais pas rancunier pour un sou. Il ne ferme d’ailleurs pas la porte de la Coupe Davis. « Si mon niveau de jeu et mes résultats amènent le capitaine à m’appeler, évidemment que j’irai. » Ça passe (peut-être), par un succès vertigineux contre David Goffin à Melbourne.