« L'entraîneur doit faire comme on lui dit ! »

Recueilli par David Phelippeau - ©2008 20 minutes

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Waldemar Kita

Président du FC Nantes.

Avez-vous parlé aux joueurs après le nul (1-1) pathétique des Canaris (2es), lundi soir, chez la lanterne rouge Gueugnon, lors de la 28e journée de L2 ?

Oui. Et c'était mon devoir. Moi, je respecte mes engagements, je souhaite qu'ils respectent les leurs. Je ne suis pas là pour gueuler mais leur faire prendre conscience que dans quelques semaines, ils écriront peut-être une page du club.

Où situez-vous le problème ?

Un des soucis est mental. Il faudrait une thérapie pour chacun. Dans l'avenir, on doit réfléchir à trouver une solution pour préparer au mieux les joueurs psychologiquement.

La préparation physique est-elle en cause ?

Dans le domaine physique, on va tout changer. Les hommes et la méthode !

Si Nantes monte, Der Zakarian continue. Vous n'avez pas changé d'avis ?

Tirer sur l'entraîneur serait malhonnête de ma part. Je lui ai donné ma parole. Il faut lui laisser du temps. Il y a eu du progrès et je pense qu'il veut encore progresser. J'ai confiance en l'homme.

Au travers de certaines déclarations, vous lui mettez la pression...

Celui qui ne supporte pas la pression, on lui dit « au revoir ! ». Depuis mon arrivée l'été dernier, le staff sportif m'a observé. Chacun son tour. A moi de les surveiller de près...

Et d'imposer votre façon de faire...

Pour moi, l'entraîneur est un cadre supérieur comme un autre. Il doit suivre notre philosophie et l'appliquer. L'entraîneur doit faire comme on lui dit !