Le Paris-SG au bord du précipice

Sébastien Bordas - ©2008 20 minutes

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Décidément, les années se suivent et se ressemblent pour le PSG. Battu 2-0 samedi au Stade de la Route de Lorient, le club de la capitale a peut-être disputé son plus mauvais match de la saison au pire des moments, comme il l'avait fait la saison passée en Bretagne. Dix-septièmes grâce à une différence de buts favorable par rapport à Sochaux, les hommes de Paul Le Guen sont au bord du précipice.

L'entraîneur parisien se veut lucide vis-à-vis de cette situation inimaginable au vu du standing d'un club qui disputait la Ligue des champions il y a quatre ans. « Je suis inquiet, mais je savais que cela serait difficile. Il va falloir être costaud, moi le premier. Le PSG mérite des efforts », a déclaré après la rencontre l'ex-coach rennais. Son homologue Guy Lacombe, ancien Parisien, a beau jurer que les Parisiens « s'en sortiront », l'éclaircie se fait désespérément attendre dans la grisaille, sur le plan comptable comme sur celui du jeu. Deux buts offerts aux Bretons, une absence de réaction symptomatique, l'incapacité (voire la peur) à provoquer l'adversaire : le bilan se passe de commentaires. « Quand rien ne va, il ne faut pas grand-chose pour dériver. Après, moralement, c'était très dur », résume Sylvain Armand, milieu gauche d'un jour.

Pourtant, Le Guen continue à défendre ses ouailles. « Je sens une volonté de bien faire, mais on panique vite, constate le technicien. On est insuffisants dans certains domaines, notamment la maîtrise et la solidité mentale. » « C'est un scénario cauchemar. Il n'y a plus qu'une chose à faire, s'accrocher », conclut Bernard Mendy.