Liga, Premier League, Serie A... Sinon à part ça, il se passe quoi dans les autres championnats?

FOOTBALL Parce qu'il n'y a pas que le PSG et la Ligue 1 dans la vie...

W.P.

— 

Lionel Messi
Lionel Messi — Bagu Blanco/Shutterstoc/SIPA
  • On arrive au tiers de la saison partout en Europe.
  • C'est l'heure de faire le point sur ce qui se passe en Angleterre, Italie, Allemagne et Espagne.

On fait le bilan, calmement, disaient les philosophes des Nèg' Marrons. Et bien nous aussi. On vient d’atteindre le tiers de la saison dans les championnats majeurs européens, et il est donc l’heure de faire le point. Qui est fort, qui est nul, qui nous surprend, quels événements nous ont marqués, ¿hola que tal ? sont autant de questions que nous nous posons, et auxquelles nous répondons.

Espagne

  • Top : Le Barça (et Messi)

Contrairement à ce que pouvait laisser transparaître le mélodrame Barça/Liga après le départ de Neymar au PSG, le club catalan va bien. Très bien, même. Porté par un Messi retrouvé, le club catalan mène le championnat d’une main de fer et demeure invaincu. Meilleure attaque, meilleure défense, meilleur buteur… Il n’y a pour le moment pas grand-chose à faire contre ces Blaugranas. Même Valence, l’équipe en forme du moment, n’a pas réussi à faire tomber les hommes de Valverde.

  • Le flop : Cristiano Ronaldo

Cette année, il y a deux versions de CR7. Celle qui plante comme un cochon en Ligue des champions (huit buts), et l’autre, méconnaissable. En 810 minutes sur les pelouses de Liga, le Portugais n’a fait trembler les filets qu’à deux reprises. Pour un bonhomme qui compte plus de buts inscrits que de matchs joués avec le Real, c’est décevant. Mais quelque chose nous dit qu’il terminera quand même la saison avec 25 cacahuètes au compteur.

  • La surprise : Le FC Valence

Dire que les Murciélagos reviennent de loin est un doux euphémisme : 12e à l’issue de l’exercice précédent, aux portes de la relégation tout au long de l’automne 2016, Valence traversait alors une grave crise et plus grand monde ne croyait en eux à court-terme. C’était sans compter sur Marcelino. L’ancien entraîneur de Villarreal a bâti une sacrée machine (deuxième attaque juste derrière le Barça) et est en train de nous transformer Gonçalo Guedes en CR7 bis (les buts en moins). Costaud le type.

  • Le fait marquant

L’entraîneur de Séville, Eduardo Berizzo, est malade. Un cancer de la prostate lui a été diagnostiqué au cours du mois de novembre et va subir une intervention chirurgicale mardi après-midi. Plusieurs clubs ainsi que des personnalités du foot espagnol comme Iker Casillas ont rendu hommage au technicien sévillan.

  • La question
 

Angleterre

  • Top : Le Manchester City de Guardiola

Cette année, les Anglais ne pourront pas sortir l’excuse du championnat archi-concurrentiel en cas d’échec en Coupe d’Europe… Manchester City a déjà presque plié l’affaire en un tiers de saison. Si on dégaine les stats’, ça donne « ça » : 13 journées, 12 victoires et 1 nul pour 42 buts marqués et seulement huit encaissés. Guardiola aura mis un an à faire du football anglais sa chose, bien aidé par un mercato de grand malade, il faut le dire. Mention spéciale pour le trio Jesus, Mané, Sterling. On notera d’ailleurs que Pep a réussi à transformer l’ancien de Liverpool en vrai joueur de foot, ce qui, là encore, est une sacrée prouesse.

  • Le flop : Bernardo Silva

Monaco aurait bien besoin de son ancien magicien pour mener des assauts devenus poussifs. Au lieu de ça, Bernardo a choisi de filer outre-Manche, où il a tout perdu : le temps de jeu et le beau temps. Si Guardiola semble apprécier son QI football, la concurrence à son poste le cantonne à disputer des bouts de matchs. Résultat, 349 minutes en 11 apparitions, soit 34 minutes par match. Bernardo au mur.

  • La surprise : Burnley et Watford dans le coup pour l’Europe

Alors ça, vraiment, personne l’avait vu venir. Enfin si, à la rigueur, Watford on pouvait s’en douter. L’actuel 8e de Premier League est sponsorisé par Football Manager et son coach, Marco Silva, est la hype du moment en Angleterre. Mais Burnley à la 7e place, il fallait être fort pour l’anticiper. D’autant que les deux équipes sont respectivement à deux et un point de Liverpool, 6e, sachant que Tottenham 5e et premier européen, n’a qu’une longueur d’avance sur les Reds. Belle histoire certes, mais on a bien peur que ces deux-là ne survivent pas à la grande lessiveuse qu’est le boxing-day.

  • Le fait marquant : Claude Puel a repris Leicester

Viré par Southampton au mois de juin, l’entraîneur français a profité de la crise à Leicester pour retrouver un job plutôt cool en Premier League. En revanche, ça commence pas super bien pour Puel. Il n’a gagné qu’une fois en quatre rencontres, et encore, c’était en Coupe de la Ligue…

  • La question
 

Allemagne

  • Top : Leipzig, Red Bull donne des ailes

Le taureau ne se contente pas de balayer ceux qui, comme Monaco, daigneraient porter du rouge. En Allemagne, ils sont huit (sur 13) clubs à être tombés contre Leipzig ce qui fait de l’équipe la plus haïe d’Allemagne le dauphin du Bayern. Avec sa clique de jeunes (Augustin, Werner, Bruma, Upamecano), le « Rasenballsport » peut rêver grand, très grand, d’autant que pour une fois, aucune équipe ne semble en mesure d’écraser la Bundesliga.

>> A lire aussi : Pourquoi le RB Leipzig est le club le plus détesté d'Allemagne?

  • Le flop : Cologne

Deux points au tiers de la saison et une différence de but apocalyptique (-21), Cologne a la particularité d’être l’une des équipes les plus nulles d’Europe, mais pas suffisamment pour ne pas réussir à battre Arsenal à la maison en Ligue Europa (1-0). Original.

  • La surprise : Le Bayern n’a pas 40 points d’avance sur la concurrence

Plus étonnant encore, quatre équipes (le Bayern, Leipzig, Schalke et Monchengladbach) se tiennent en cinq points. La surprise, c’est donc le suspense. On dira merci au Bayern d’avoir passé plus de temps à casser du sucre sur le dos du PSG qu’à s’atteler à réaliser un bon mercato l’été dernier.

  • Le fait marquant : La remontada de Schalke contre Dortmund

Pas besoin de mots. Juste d’un résumé.

  • La question
 

Italie

  • Top : Naples

On l’avait entrevu contre Nice en barrages de Ligue des champions à l’été, Naples, ça joue au ballon, ça va vite, trop vite, et ça plante beaucoup. Confirmation un trimestre plus tard. Les Napolitains trônent sur la Serie A en toute logique, bien que derrière, l’Inter (-2 pts) et la Juve (-4) soient encore dans le coup. C’est le retour d’un calcio disputé comme il l’a trop rarement été depuis le début de la décennie.

  • Le flop : Le Milan AC

Il y a deux types de clubs riches. Ceux qui claquent des gros sous pour construire une équipe cohérente et le Milan AC. Le club rossonero a fait le paon sur le marché des transferts en recrutant à tours de bras et tout ça pour quoi ? Pour pointer à six longueurs de la dernière place européenne, occupée par la Sampdoria. Ça valait bien le coup de jeter de l’argent sur des André Silva, Conti et Calhanoglouglou.

  • La surprise : La « méforme » de la Juve

Comme en Allemagne avec le Bayern, on se sent un peu obligé d’en faire tout un fromage quand ça va un peu moins bien pour la Vieille Dame, troisième de Serie A. Cela étant, on n’ira pas jusqu’à parler de crise, hein. Les bianconeri comptent 34 points et mitraillent les cages adverses comme personne en Italie (quasiment trois buts par match). Loin, très loin du fiasco, même si dans le jeu c’est pas toujours ça.

  • Le fait marquant : Benevento n’a pas marqué le moindre point

DDDDDDDDDDDDDD. Non, personne ne s’est endormi sur la touche « d » du clavier. Il s’agit là de la forme actuelle du promu Benevento, qui n’a pas réussi à décrocher le moindre point en championnat. C’est passé tout près contre la Juve. Benevento a mené pendant près de 40 minutes contre le champion d’Italie avant de craquer à l’heure de jeu et de perdre 2-1. Pas de bol.

  • La question