OM: Gare au traquenard... Trois raisons de flipper avant Konyaspor-Marseille en Ligue Europa

FOOTBALL Sur le papier, Konya est un adversaire assez faible. Mais à Marseille, les papiers, on les roule en boule et on les jette sur Neymar...

Jean Saint-Marc

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Ceci n'est pas une danse folkorique turque.
Ceci n'est pas une danse folkorique turque. — A.-C. Poujoulat / AFP
  • En cas de victoire et de scénario favorable lors du match Salzbourg-Guimaraes, l'OM peut se qualifier pour les seizièmes de la Ligue Europa dès ce jeudi.
  • Mais avec l'OM, on n'est jamais tout à fait serein avant un match, même face au modeste Konyaspor...

C’est loin, mais c’est beau, Konya. Et c’est crucial. Le destin européen de Marseille est en jeu, ce jeudi (19 heures), en Anatolie centrale. Les Olympiens, deuxièmes du groupe I avec 6 points, affrontent le quinzième du championnat turc, qui n’a remporté qu’un seul de ses dix derniers matchs européens (les dix seuls, d’ailleurs). Mais ça ne veut pas dire que l’OM a match gagné d’avance, loin de là même…

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>> Parce que Konya joue très gros. « C’est notre dernière chance », nous dit le milieu Wilfried Moke, joint quelques minutes avant le dernier entraînement. Mais n’allez pas croire que cette histoire de « dernière chance » est fataliste : « On a la chance d’avoir un groupe très homogène, on est à deux points de l’OM… On a l’occasion de passer devant un gros morceau ! » Cela aiderait sans doute à digérer un début de saison raté : Konyaspor, vainqueur de la Coupe de Turquie 2017, joue désormais le maintien en Süper Lig. Mais « on peut être la première équipe de l’histoire de notre club à nous qualifier pour les seizièmes de finale, ce serait énorme », martèle Moke.

>> Parce que l’OM a de sales habitudes en Ligue Europa. Deux victoires à domicile, sur le plus petit des écarts. Deux défaites, d’un but également, à l’extérieur. Et un high-kick diffusé en mondiovision. Aux deux-tiers de la phase de poules, le bilan n’est pas glorieux pour Marseille, qui, certes, aligne systématiquement l’équipe bis. A Guimaraes, des Olympiens mollassons ont été surpris par un but en toute fin de match, sur une des rares occasions des Portugais. C’est exactement le scénario que l’on peut craindre ce jeudi en Turquie : « Leur coach insiste énormément sur les contres », rappelle le journaliste turc Yusuf Kenan Calik.

>> Public bouillant + froid de canard, le cocktail du traquenard. Wilfried Moke ne s’attendait pas à ce qu’on lui demande un bulletin météo. « Ce n’est pas la Russie mais ouais, ça caille bien », confirme en riant le joueur qui a grandi en région parisienne. Entre -1 degrés et 5 degrés, selon les prévisions. Soit dix à quinze de moins que sur la Canebière. On a cherché aussi les prévisions en termes de décibels… Et ça devrait donner : « Je pense que le stade sera plein », confirme Yusuf Kenan Calik. Et ce n’est pas le genre de fans qui garde ses mains dans ses poches et applaudit poliment l’adversaire. Wilfried Moke, une nouvelle fois : « Ils chantent pendant 90 minutes, c’est dingue ! J’avais jamais vu ça de ma vie ! »