« Je trouve qu'on attend beaucoup de nous »

Recueilli par David Phelippeau - ©2008 20 minutes

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David de Freitas

Milieu de terrain.

Après la lanterne rouge Gueugnon (0-0) en octobre dernier, l'avant-dernier Libourne a pris un point à la Beaujoire vendredi soir, lors de la 26e journée. N'y a-t-il pas de la suffisance ?

Sans le vouloir peut-être un peu, c'est sans doute inconscient. On a tendance à se relâcher face à des équipes censées être plus faibles. Vendredi, il y a surtout eu un déchet technique incroyable qui était dû à notre match à très forte intensité à Sedan (victoire 2-1 lundi dernier).

Pour un deuxième de Ligue 2, ça ne fait pas désordre tout de même ?

Oui, dans le sens où Nantes veut monter. Et pour moi, une montée ne se joue pas contre les équipes de haut de tableau mais contre les « petites ». Et cette saison, on a échoué contre Boulogne, Gueugnon ou Angers... Il faut remédier à ça au plus vite.

Ce qui inquiète le plus, c'est le manque de cohérence dans votre jeu...

C'est vrai. Vendredi, il n'y avait pas de mouvement, pas de jeu juste. Il nous manquait beaucoup de choses. L'envie est là, mais on joue à l'envers.

Finalement, ce match nul contre Libourne n'est-il pas à l'image de votre saison ?

(Un peu agacé) Je trouve qu'on attend beaucoup de nous. La Ligue 2, dans le jeu, ce n'est pas génial en général. J'ai conscience qu'on déçoit beaucoup, mais il me semble qu'on est deuxième et toujours en course pour la montée...

Si ce groupe monte en L1, a-t-on des raisons d'être inquiets ?

Moi, je ne le suis pas. En Coupe de la Ligue avec cette équipe, on avait réussi à mettre en danger Monaco (défaite 3-2). C'est la preuve qu'il y a de la qualité. Il faudra juste y ajouter des joueurs d'expérience...