Lyon: «Nous ne sommes pas enfermés dans des certitudes»… Le match à guichets fermés contre Metz donne des idées à l'OL

FOOTBALL Si, si, il est bien possible d'attirer plus de 52.000 spectateurs pour un choc... contre le 20e de Ligue 1 un dimanche après-midi...

Jérémy Laugier

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Le public du Parc OL, ici lors du précédent match face au FC Metz à Décines, en février 2017.
Le public du Parc OL, ici lors du précédent match face au FC Metz à Décines, en février 2017. — JEFF PACHOUD / AFP
  • Le Parc OL va afficher complet dimanche (15 heures) pour une rencontre a priori anodine de L1 face au FC Metz.
  • La raison ? Les billets quasiment tous vendus à 10 euros, tranchant avec des tarifs souvent jugés trop élevés par les supporters lyonnais.
  • Le stadium manager de l’OL Xavier Pierrot se confie à « 20 Minutes » au sujet de ce possible tournant.

Le public lyonnais mourrait-il d’envie de revoir Nolan Roux ? Même si l’ancien Stéphanois a inscrit son troisième but de la saison samedi, l’explication du match à guichets fermés (environ 53.000 spectateurs), dimanche (15 heures) contre le FC Metz est plutôt ailleurs. La réception de la lanterne rouge de Ligue 1 attire nettement plus les foules que l’AS Monaco (43.295) il y a deux semaines et même l’OM la saison passée (48.147) car le club a opté pour un tarif unique à 10 euros (et 7 euros pour les enfants) dans la quasi-intégralité du Parc OL.

« Il s’agit d’une première car nous avons ici une rencontre programmée un dimanche après-midi pendant les vacances scolaires, explique le stadium manager Xavier Pierrot. On a voulu en faire un match familial avec un tarif en conséquence. » Souvent pointés comme excessifs par les supporters, les prix dans l’enceinte de Décines (billet moyen à 35 euros la saison passée en L1) ont donc clairement un fort impact sur le remplissage si on se fie à cette affiche contre Metz, qui avait attiré 32.488 spectateurs en février.

« On tient à ouvrir davantage la volée haute du stade »

« Si nous avions atteint la barre des 40.000 ou 45.000 personnes dimanche, nous aurions déjà été ravis, reconnaît Xavier Pierrot. L’enthousiasme du public va bien au-delà de nos attentes. Et ce d’autant que cet engouement était déjà là avant même les trois victoires de rang. » Pour autant, ce succès populaire face à Metz implique un chiffre d’affaires légèrement moindre pour l’OL que lors des récentes rencontres contre Guingamp et Dijon (avec moins de 37.000 spectateurs).

« Ouvrir tout le stade entraîne des charges supplémentaires mais on tient à ouvrir davantage la volée haute », précise le stadium manager lyonnais. Près de deux ans après l’inauguration d’un Parc OL présentant la troisième affluence de Ligue 1 (environ 39.000 spectateurs en moyenne depuis l’été 2016), celui-ci parle encore de « phase d’apprentissage » au niveau de la politique de billetterie.

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Une source d’inspiration en Allemagne

« Nous sommes à l’écoute de notre public via des enquêtes et les réseaux sociaux, assure-t-il. Nous ne sommes pas enfermés dans des certitudes. On réfléchit à chaque fois au tarif le plus adapté et on teste différentes choses. » Dans la foulée de Metz, les billets pour Everton jeudi (19h05) en Ligue Europa sont tous à 15 euros au niveau de la volée haute, qui était restée fermée face à l’Atalanta Bergame.

Des places dans cet anneau supérieur à 10 euros contre Montpellier, puis à 9 euros (pour les étudiants) face à Lille vont également dans le sens d’une nouvelle politique tarifaire. « On s’appuie aussi sur l’exemple du championnat allemand, où il y a peu d’écart entre les places les moins chères et les plus chères », indique Xavier Pierrot. Dans l’histoire du Parc OL, il pourrait bien y avoir un avant et un après-Metz.