«La démocratie n’est pas très bonne pour le sport», Kostadinov explique (à sa manière) la faiblesse du foot bulgare

FOOTBALL L’ancien bourreau des Bleus justifie étrangement la faiblesse du foot bulgare…

A.L.G.

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L'ancien attaquant bulgare, Emil Kostadinov le 16 juin 1998.
L'ancien attaquant bulgare, Emil Kostadinov le 16 juin 1998. — REUTERS

A l’occasion du match crucial pour l’équipe de France en Bulgarie, dans le cadre des éliminatoires au Mondial 2018, il était difficile d’échapper aux traditionnelles interviews d’Emil Kostadinov, le bourreau des Bleus qui nous avait privés de coupe du monde aux Etats-Unis en 1994.

Mais ce n’est pas sur ce match que nous allons nous focaliser, mais plutôt sur cette petite partie de l’interview qu’a accordée le joueur à l’AFP. Interrogé au sujet de la formation des jeunes générations de footballeurs en Bulgarie, celui qui a tué la carrière de Ginola en équipe de France a expliqué qu’elle n’avait plus rien à voir avec celle qui l’a vu éclore lui et Stoïchkov notamment.

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« L’Etat et les clubs n’ont pas fait ce qu’a fait la France : des écoles de football, la formation des jeunes 24h/24. Sans énormément de travail, on n’aboutit à rien », a-t-il d’abord déclaré. Jusque-là, ça va. C’est la suite qui dérange un peu plus en revanche. Quand le journaliste lui a demandé si la fin du régime communiste et de l’URSS avait eu un impact sur la formation des footballeurs en Bulgarie, Kostadinov s’est lâché.

Il y a de ça. La démocratie n’est pas très bonne pour le sport parce qu’elle gâte la discipline et les jeunes pensent à autre chose (sourire). »