«C'est moi qui apporte les cacahuètes», le président de la fédé italienne de baseball affiche joliment Allegri

FOOTBALL Même en Italie, le baseball c'est sacré...

A.L.G.

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Massimilliano Allegri, l'entraîneur de la Juventus.
Massimilliano Allegri, l'entraîneur de la Juventus. — Davide Spada/AP/SIPA

La phrase qui passe mal. Lundi, Massimiliano Allegri, le coach de la Juventus, pointait du doigt la difficulté d’introduire l’assistance vidéo dans le football, en expliquant que ça allait « devenir comme le base-ball aux Etats-Unis, on reste 10 heures au stade, on mange des cacahuètes, il y a une action tous les quarts d’heure… » Si son intention n’était probablement pas de fâcher les amateurs de batte, pas franchement nombreux en Europe on ne va pas se le cacher, le mal est fait.

En lisant ça, Andrea Macron (aucun lien...), le président de la fédération italienne de base-ball s’est senti obligé de répondre au coach italien. Il a alors sorti sa plus belle plume pour lui expliquer que sa phrase l’avait « fait sourire ». « Il s’agissait d’une réflexion qui impliquait un jugement négatif, ce qui est tout à fait acceptable, a-t-il écrit. Mais je soupçonne qu’il y a derrière une vraie méconnaissance du sujet. C’est dommage, vous êtes de Livourne, ville qui a une belle tradition dans notre sport. C’est à Livourne qu’a été joué le premier match de baseball sur le sol italien (en 1884). »

Après lui avoir rappelé qu'« en règle générale, les hommes et les femmes qui jouent au baseball, comme il convient aux amateurs de sport, ne manquent de respect à personne », le président de la fédération a invité Allegri à venir voir un match du championnat italien de baseball. La conclusion de sa lettre manuscrite est magique : « P-S : C’est moi qui apporte les cacahuètes ». C’est de bonne guerre.