Juventus: Selon la justice italienne, la mafia calabraise contrôle des groupes de tifosi

FOOTBALL Le président de la Juve a été condamné à un an de suspension...

A.L.G. avec AFP

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Les Ultras de la Juve au Juventus Stadium.
Les Ultras de la Juve au Juventus Stadium. — Zemanek/BPI/Shutterstoc/SIPA

La 'ndrangheta, la mafia calabraise, exerce « un véritable contrôle sur les groupes qui soutiennent (le club) Juventus », a estimé la justice italienne dans l’affaire « Alto Piemonte » concernant des ventes de billets à des groupes Ultras infiltrés, rapporte vendredi la presse italienne.

« La 'ndrangheta s’est imposée de fait au sein des groupes organisés, exerçant ainsi un véritable contrôle sur les groupes qui soutiennent la Juventus », écrit le juge Giacomo Marson dans cet arrêt. Dans le volet sportif de cette affaire, la fédération italienne de footballa condamné lundi le président du club turinois Andrea Agnelli à un an de suspension et 20.000 euros d’amende.

La justice sportive reprochait en particulier à la Juventus d’avoir vendu aux groupes Ultras des blocs entiers de billets alors qu’elle n’est pas autorisée à en vendre plus de quatre à la fois. Ces billets étaient ensuite revendus beaucoup plus cher et les bénéfices ainsi collectés ont attiré des membres du crime organisé.

Selon la Gazzetta dello Sport, le juge Marson décrit également une Juventus qui tente de gérer les pressions de groupes de tifosi capables d'« exercer face au club un considérable pouvoir d’intimidation ».

Et d’après le juge, certains groupes « agissent sous le contrôle direct » de la 'ndrangheta, qui s’est accaparé « une part importante des bénéfices » tirés de la revente des billets. Pour le juge Marson, le club devait savoir que la gestion de la vente des billets destinés aux Ultras était « peu transparente ».