Kasperczak cède les rênes du Sénégal

Gaël Anger - ©2008 20 minutes

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Au lendemain de sa défaite (3-1) quasi rédhibitoire face à l'Angola, dimanche, le Sénégal a déjà changé d'entraîneur. Quelques minutes après la rencontre, les Sénégalais et Henri Kasperczak semblaient pourtant encore croire en un heureux dénouement lors de la dernière journée. Seule une nette victoire contre l'Afrique du Sud cumulée à une défaite de la Tunisie devant l'Angola pourrait sauver les Lions de la Teranga. « On savait que tout se jouerait à la dernière journée. Ce sera plus difficile que prévu, mais toutes les équipes peuvent se qualifier. Nous avons donc notre chance », lâchait même l'entraîneur polonais.

Kasperczak n'a finalement pas pu survivre à la vindicte populaire et a démissionné tard dans la nuit de dimanche à lundi. L'ancien coach de Montpellier paie ainsi au prix fort la confiance qu'il a attribuée presque aveuglement aux « stars » sénégalaises de l'épopée du mondial 2002, où les Lions avaient atteint les quarts de finale. Lamine Ndiaye, jusque-là assistant, prendra les rênes de l'équipe pour ce qui devrait être le dernier match des Sénégalais, même si les Lions rêvent de voir le miracle égyptien de 2006 se reproduire. Lors de la dernière édition de la CAN, le Sénégal s'était sorti de sa poule en ne remportant qu'un seul match, avant d'atteindre les demi-finales. « On n'a plus le choix, il faut déjà gagner contre l'Afrique du Sud et ensuite attendre », résume la star El-Hadji Diouf, qui n'a pas envie de rentrer en Europe dès jeudi prochain.