Bordeaux victime d'une panne sèche

Rémi Bostsarron - ©2008 20 minutes

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C'est ce qu'on appelle la vérité du terrain. Parfois, les footballeurs n'ont tout simplement pas les moyens de leurs intentions. Les Girondins (2es) peuvent en témoigner après leur échec à Lorient (7e), dimanche (1-0, 23e journée). Alerté par la prestation de ses hommes, trois jours plus tôt, face à Saint-Etienne (1-0, 22e journée), Laurent Blanc avait pourtant intégré des joueurs frais (Jurietti, Marange, Ducasse, Obertan et Jussiê) et adapté son schéma de jeu. « Nous avions mis en place une tactique pour contenir les Lorientais, explique-t-il. Nous ne l'avons pas mal fait, mais nous avons manqué de percussion devant, percussion que nous avions prévu d'ajouter en deuxième période. »

Les entrées en jeu à vingt minutes du coup de sifflet final d'Alonso et de Cavenaghi n'ont en effet pas perturbé les Bretons. Et si ceux-ci, qui avaient disposé d'un jour de repos supplémentaire, ont longtemps dominé sans inquiéter Ramé, ils ont su profiter de la première faute défensive, un tacle raté de Henrique, pour prendre l'avantage sur penalty. Un scénario qui autorise le gardien bordelais à relativiser la portée de cette défaite. « Maintenant, nos adversaires nous attendent de pied ferme, avance-t-il. Il y aura des matches où nous aurons l'occasion de proposer autre chose, et où nous aurons d'autres jambes. »