Everest. A 37 ans, une Indienne gravit le «toit du monde» deux fois en une semaine

ALPINISME Avant sa première expédition, Anshu Jamsenpa avait reçu la bénédiction du dalaï-lama...

Marion Pignot
— 
Anshu Jamsenpa a atteint deux fois le sommet de l'Everest en une semaine en mai 2017.
Anshu Jamsenpa a atteint deux fois le sommet de l'Everest en une semaine en mai 2017. — AFP

Anshu Jamsenpa, alpiniste indienne de 37 ans, a atteint ce dimanche à 8 heures le sommet de l’Everest pour la deuxième fois en moins d’une semaine. Elle a établi un « nouveau record », a ainsi déclaré Dawa Lama de l’équipe Dream Himalaya Adventures.

Elle a déjà gravi l’Everest à cinq reprises

Cette mère de deux enfants chipe ainsi le record de « double ascension féminine de l’Everest en une saison », datant de 2012 et certifié par le livre Guinness, à l’alpiniste népalaise Chhurim Sherpa.

Anshu Jamsenpa, qui a déjà gravi l’Everest à cinq reprises, a réalisé le 16 mai sa première ascension de l’Everest et n’a pris qu’un bref repos avant de recommencer. Avant de tenter de « vaincre » la plus haute montagne du monde (8.848 mètres), la trentenaire avait reçu la bénédiction du dalaï-lama, chef de la principale branche du bouddhisme tibétain.

La semaine dernière, l’alpiniste népalaise Lhakpa Sherpa a battu son propre record féminin du plus grand nombre d’expéditions au sommet de l’Everest en y grimpant pour la huitième fois.

>> A lire aussi : Népal: Les alpinistes craignent des bouchons sur l'Everest

Le nombre de permis accordés cette année par le Népal pour gravir l’Everest a atteint un plus haut historique (373 montagnards étrangers, ce qui pourrait représenter au total avec les guides près de 750 alpinistes), suscitant des craintes d’embouteillages sur le « toit du monde » durant l’étroite fenêtre de beau temps au printemps.

Cinq morts depuis le début de la saison

Plus de 120 personnes ont atteint le sommet depuis le début de la saison actuelle, déjà marquée par la mort du célèbre grimpeur suisse Ueli Steck. Ce week-end, trois alpinistes (un Américain, un Slovaque et un Australien) ont péri sur l’Everest, et un quatrième grimpeur est porté disparu.

Ces décès, vraisemblablement liés au mal aigu des montagnes (MAM), portent à cinq le nombre d’alpinistes qui ont péri sur l’Everest depuis le début d’une saison marquée par une météo très changeante, des vents très forts et des températures inhabituellement basses. Ce week-end est également l’un des plus dramatiques depuis l’avalanche de 2015 qui avait fait 18 morts, parmi lesquels 16 guides népalais.