Marion Jones écope de 6 mois de prison

DOPAGE L'athlète américaine risquait jusqu'à cinq ans...

S.A, d'après AFP

— 

L'athlète américaine Marion Jones, triple championne olympique en 2000 à Sydney, a reconnu vendredi devant un tribunal new-yorkais s'être dopée et a annoncé dans la foulée sa retraite sportive.
L'athlète américaine Marion Jones, triple championne olympique en 2000 à Sydney, a reconnu vendredi devant un tribunal new-yorkais s'être dopée et a annoncé dans la foulée sa retraite sportive. — Don Emmert AFP

Déchéance à grande vitesse pour Marion Jones. L'ex-sprinteuse américaine, déchue pour s'être dopée notamment lors des JO-2000 de Sydney, a été condamnée vendredi par la justice américaine à six mois de prison ferme. Elle entamera sa peine le 11 mars et a deux ans de mises à l'épreuve. Enfin, elle a l'obligation d'effectuer 800 heures de l'équivalent des travaux d'intérêt généraux.

Il y a trois mois, l'ex-championne avait reconnu s'être dopée. Ces aveux lui avaient valu de perdre ses cinq médailles et d'être rayée des annales olympiques. Le ministère public avait indiqué jeudi qu'il se satisferait d'une peine de six mois de prison (elle risquait jusqu'à 5 ans, mais ses aveux ont amoindri la peine). Le juge de l'affaire, non lié par ce réquisitoire, avait pour sa part fait savoir qu'il pourrait condamner l'athlète à une double peine.

«J'ai trahi votre confiance»

Le 5 octobre, la sprinteuse de 31 ans, déférée devant un tribunal de New York, avait reconnu s'être dopée à la THG (stéroïde de synthèse fabriqué par le laboratoire Balco) entre septembre 2000, date des Jeux de Sydney, et juillet 2001. «C'est avec une grande honte que je vous dis que j'ai trahi votre confiance. Je quitte l'athlétisme que j'ai adoré profondément», avait-elle alors affirmé, en pleurs.

Dans la foulée, elle avait annoncé sa retraite et remis les cinq médailles de Sydney au Comité olympique américain, avant que la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF) annule tous ses résultats postérieurs à septembre 2000 et que le Comité international olympique (CIO) la destitue officiellement des titres remportés à Sydney sans pour autant redistribuer ses médailles.