Claude Le Roy, l'Afrique dans la peau

Gaël Anger

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A onze jours de l'ouverture de la Coupe d'Afrique des nations, Claude Le Roy sera bien sûr au rendez-vous. Le Breton, incontournable en Afrique depuis qu'il a mené le Cameroun à la victoire continentale en 1988, connaîtra sa sixième CAN, un record du genre. «Quand on commence à battre des records, c'est qu'on n'est pas loin de la fin», constate Le Roy, passé par le Sénégal et la RD Congo.

Désormais à la tête du Ghana, pays organisateur en quête d'un titre depuis 1982, le sélectionneur des Black Stars revit à chaque passage sur le continent noir. «L'Afrique est la terre des contrastes, mais elle respire le football. Cela ne marche plus comme ça en Europe», regrette le Breton, qui, contrairement à de nombreux sélectionneurs européens, vit sur place, au Ghana. «Soit on décide d'être un sélectionneur "Club Med" qui passe trois jours et prend son chèque, soit on s'implique. Si j'ai signé au Ghana, c'est par ambition. On m'a fait comprendre que je dois gagner la Coupe», confie Le Roy, qui n'a qu'un regret, mais de taille : l'absence de sa star Stephen Appiah (Fenerbahçe), blessée au genou.

Conseiller
En Europe, Claude Le Roy est le conseiller numéro un de plusieurs grands clubs sur l'Afrique. Il s'était fait connaître dans cet exercice en trouvant en 1985 le futur attaquant des Lions Indomptables, François Oman-Biyick, en D2 camerounaise.