Les sorciers blancs ont toujours la cote

- ©2008 20 minutes

— 

Sur les 16 pays engagés dans la prochaine Coupe d'Afrique, 11 seront dirigés par un sélectionneur européen. Français (7) et Allemands (3) se retrouveront ainsi sur les bancs de touche, prolongeant le mythe du « sorcier blanc ». « Si les sorciers étaient si forts, il y a longtemps qu'un pays d'Afrique aurait été sacré champion du monde », tempère le plus expérimenté de tous, Claude Le Roy.

Si la plupart des fédérations optent pour un sélectionneur du Vieux Continent afin de fédérer des groupes souvent disparates, les voix qui s'élèvent contre ce phénomène récurrent sont rares. Stephen Keshi, qui a emmené le Togo à la Coupe du monde 2006, est l'un d'eux : « Plusieurs dirigeants du football africain pensent que la vraie "sorcellerie" se trouve en Europe. Nous avons de bons entraîneurs qui ne demandent pas grand-chose, juste à servir leur football. » Depuis, le Togo s'est séparé de son sélectionneur et a fait venir deux « experts » français (Michel Hidalgo et Gérard Soler) pour désigner son successeur...