Grâce au #bedforawayfans, Charaf et ses amis ont passé la nuit chez un fan du Borussia (et de Saint-Tropez) après l'explosion

FOOTBALL Quatre jeunes supporters monégasques ont été hébergés par un fan du Borussia Dortmund...

William Pereira

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Bon appétit
Bon appétit — Twitter

De notre envoyé spécial,

C’est beau, le football. Et pas seulement quand deux équipes s’affrontent sur le terrain. Les supporters monégasques et les habitants de Dortmund l’ont encore une fois démontré mardi, peu de temps après que le bus du Borussia a été frappé par plusieurs explosions. Les premiers se sont distingués en chantant leur soutien à leurs adversaires à coups de « Dortmund ! Dortmund ! » dans les travées du Signal Iduna Park. Les seconds, en se rendant disponible pour les supporters de l’ASM qui n’avaient pas où crécher de la nuit de mardi à mercredi, via le hashtag #bedforawayfans.

Pas assez d’argent pour dormir à l’hôtel

C’est donc grâce à la générosité d’un local de l’étape que Lucas, Abderamane, Kevin et Charaf ont pu dîner et trouver un toit après le non-match. Ce dernier raconte. A commencer par l’indécision du quatuor face à cette étrange situation.

« Après l’annonce du report à mercredi 18h45, on ne savait pas trop comment faire, on s’est consultés et on a décidé de rester ici pour pouvoir voir ce magnifique spectacle. On a quand même fait sept heures de route en voiture. »

Voiture dans laquelle les quatre potes avaient initialement projeté de dormir, faute de ressources économiques suffisantes pour se payer une chambre d’hôtel. « Puis on nous a informés qu’il y avait un hashtag mis en place par des supporters de Dortmund qui se portaient volontaires pour héberger gratuitement les Monégasques. Forcément, on s’est précipité dessus », enchaîne-t-il.

>> A lire aussi : Dortmund-Monaco: #bedforawayfans, le hashtag pour aider les supporters monégasques à trouver où dormir

Pâtes à la bolognaise, Vespa et Saint-Tropez

Charaf, Abderamane, Kevin et Lucas entrent rapidement en contact avec un supporter du Borussia resté à domicile et s’arrangent avec lui. Après deux ou trois messages (ils communiquent en anglais), celui-ci leur donne son adresse. Le quatuor remonte dans la voiture et arrive à destination après une heure de route.

« Quand on est arrivé chez lui, il nous a accueillis avec un big smile et nous a fait des pâtes bolognaises. On a un peu cuisiné avec lui. Juste avant, il nous avait aussi offert un café en guise de bienvenue. »

 

Et alors, de quoi discute-t-on avec son sauveur ? « Il a commencé par nous faire un petit résumé de ce qu’il s’est passé, puis il nous a parlé de sa passion. Il est fan des modèles de voitures Vespa. Et il va aussi souvent en France, précisément à Saint-Tropez », raconte Charaf. Et de conclure avec humour. « Sur ce coup, on peut aussi bien remercier nos profs d’anglais. »