France-Espagne: L'arbitrage vidéo plombe les Bleus et la Roja en profite pour s'imposer

FOOTBALL On va en entendre parler de cette défaite (0-2)...

William Pereira

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David SIlva a ouvert le score sur pénalty
David SIlva a ouvert le score sur pénalty — CHRISTOPHE SIMON / AFP

On savait bien que ce ne serait pas le match de l’année. Certes, c’était la première fois que les Bleus défiaient l’Espagne depuis trois ans, mais le contexte (la dernière ligne droite d’une saison éreintante) a fini par prendre le dessus sur la rivalité. Hormis deux ou trois taquets, l’ambiance était plutôt sympa sur la pelouse. Ce France-Espagne était donc un bon petit match de foot. Avec à la clé une défaite (0-2) pas du tout méritée.

L’arbitrage vidéo a gâché la fête du Stade de France

47e minute. Antoine Griezmann ouvre le score de la tête et la foule entre en délire. Ça y est, la France a enfin obtenu ce but tant mérité. Sauf que non, des mecs cachés dans un fourgon devant le stade ont décidé de tout gâcher. Ce sont eux qui ont poussé Felix Zwayer à annuler le pion de l’attaquant pour un hors-jeu, via l’arbitrage vidéo. Par contre, ils n’ont rien fait pour le penalty de l’Espagne. Et c’est vachement injuste tant le but de Silva est arrivé à contre-courant. Derrière, les Bleus ont lâché.

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Avant le but, le 4-3-3 a bien fonctionné

Au-delà du résultat négatif, cette rencontre a eu le mérite de nous offrir quelque chose d’assez rare : des expériences tactiques de la part de Didier Deschamps. A commencer par ce 4-3-3 avec un milieu N’Golo Kanté, Coco Tolisso et Adrien Rabiot (puis Tiémoué Bakayoko) qui a fait bien mieux que de tenir tête à l’entrejeu de la Roja. Jeu en première intention, passes propres, interceptions, tempo… C’est simple, le trio a tout bien fait. Devant eux, ce n’était pas mal non plus. Mais le registre était différent : Griezmann, Gameiro et Mbappé étaient plus motivés par l’idée de faire la différence tout seul.

Sergio Ramos voulait tester Mbappé ? Il a eu son compte

On n’arrête plus le petit Kylian. Le joueur de Monaco est « le » phénomène de cette saison. Si bien qu’il est annoncé partout, même au Real. Pour savoir si Mbappé méritait de porter la tunique merengue, Sergio Ramos a donc demandé à son sélectionneur de jouer au Stade de France. Il a été servi. Le prodige ne s’est pas laissé intimider et a usé de sa large palette offensive pour déséquilibrer la défense espagnole. Avant la vraie fausse ouverture du score de Griezmann, l’attaquant le plus dangereux, c’est lui. A 18 piges, donc. On en dit quoi au Real, du coup ?