Open d'Australie: Retours, revanche et Français... Oui, la première levée du Grand Chelem sera passionnante

TENNIS L'Open d'Australie commence dans la nuit de dimanche à lundi et s'annonce passionnant...

W.P.
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Andy Murray enchaîne les finales à Melbourne
Andy Murray enchaîne les finales à Melbourne — PETER PARKS / AFP

Comme toujours on se dit qu’il arrive trop tôt, mais il faut faire avec. L’Open d’Australie commence dans la nuit de dimanche à lundi avec son lot de retours. C’est à la fois la levée du Grand Chelem la plus propice aux surprises car la plupart des joueurs y débarquent sans avoir complètement atteint leur pic de forme et celle qui - depuis que Nadal n’est plus souverain à Roland - laisse le moins de certitudes sur le nom du vainqueur à la fin de la quinzaine. Mais cette année, ça va changer. 20 Minutes vous explique pourquoi cet Open d’Australie sera tout sauf chiant.

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Parce que Federer et Nadal sont enfin de retour

Il va falloir s’y faire. Un jour, ces deux-là quitteront le circuit ATP et nous n’aurons plus que nos yeux pour pleurer. Mais en attendant, on ne peut que se réjouir de voir Roger Federer et Rafael Nadal revenir après une longue période d’absence. D’autant qu’ils ont l’air en forme.

Nadal : L’Espagnol a certes échoué en quarts à Brisbane contre Raonic, mais il avait pris soin de battre le Canadien en exhibition à Abu Dhabi une semaine plus tôt. Le taureau de Manacor est apparu affûté et a retrouvé sa gifle en coup droit. Ça peut faire mal.

Federer : Le Suisse a alterné le bon et le moins bon lors de la Hopman Cup en perdant notamment de justesse contre le surdoué Alexander Zverev, mais aussi en atomisant un Richard Gasquet plutôt en forme (6-1, 6-4). Fedex devrait marcher comme à son habitude sur les premiers matchs mais il conviendra de voir ce que ça donnera contre les gros. En tout cas, lui ne se voit pas comme un favori:

« Ouais pourquoi pas outsider pour changer ? Je veux dire que je préfère être favori. Outsider ça va. Ouais, c’est bien. »

Parce que Murray a (enfin) un titre à chercher à Melbourne

Si on a hâte de voir Roger et Rafa à l’œuvre pour le plaisir des yeux, nul doute que la gagne se jouera entre Murray et Djokovic… qui se sont déjà affrontés en 2017. C’était à Doha. Nole est sorti vainqueur de ce combat épique en 2h55 de jeu et trois sets âprement disputés (6-3, 5-7, 6-4). Une défaite qui a sans doute rappelé au Britannique ses quatre défaites en finale de l’Open d’Australie contre le Djoker.

Pour autant, et s’il a pour habitude de subir la loi du Serbe dans l’hémisphère sud au mois janvier, Murray a plus que jamais une chance face à son bourreau. Il est numéro 1 mondial et est entré dans une nouvelle dimension en 2016. S’il doit chercher un titre bien mérité en Australie, c’est aujourd’hui ou jamais.

Parce qu’on voit bien un Français aller loin (mais vraiment un seul)

Gasquet ? Djokovic est sur sa route au 4e tour. Pouille ? Il rencontre Murray en 16es de finale. Monfils ? Pourquoi pas, mais Nadal pourrait croiser sa route en huitièmes. Au bout du compte, il n’y a qu’un homme dont on ne parle plus beaucoup capable de réaliser une belle campagne en Océanie :  Jo-Wilfried Tsonga.

Le Manceau, dont l’objectif est de retrouver le Top 10 voire le Top 8 en 2017, bénéficie d’un tableau intéressant. A part Jack Sock et Marin Cilic (qui accusera sûrement le coup après une année 2016 à rallonge), aucun joueur dangereux ne croisera le fer avec lui avant les quarts où il rejoindra a priori Wawrinka. La suite appartiendra à l’histoire.

Parce qu’un Australien peut refaire un coup à domicile

Seul hic : il s’agit de l’homme le plus imprévisible du monde : Nick Kyrgios. 14e au classement ATP, le natif de Camberra a pris du grade en 2016 en ajoutant trois titres (Marseille, Atlanta, Tokyo) à son tableau de chasse. Quand tout va bien dans sa tête, c’est un joueur redoutable.

S’il ne déraille pas sous la pression à domicile, il pourrait vraiment aller loin à la faveur d’un tableau très avantageux. Jusqu’aux huitièmes et un choc annoncé contre Stanislas Wawrinka, le sulfureux Australien n’affrontera que des faire-valoir (Elias, Seppi, Cuevas). Avant, qui sait, l’exploit contre le vainqueur de l’édition 2014 pour égaler sa meilleure marque à domicile.