Vendée Globe: Thomson franchit le cap Horn et se rapproche de Le Cléac'h

VOILE Ce dimanche soir Alex Thomson avait quasiment divisé par deux son retard sur Armel Le Cléac'h en 48 heures...

20 Minutes avec AFP
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Le skipper brtiannique Alex Thomson le 10 novembre 2012;
Le skipper brtiannique Alex Thomson le 10 novembre 2012; — CHESNOT/SIPA

Et si leVendée Globe était relancé ? Deuxième skipper à avoir franchi le cap Horn ce dimanche, Alex Thomson a amorcé sa remontée de l’Atlantique à toute allure, ayant quasiment divisé par deux son retard sur Armel Le Cléac’h en 48 heures.

Le Britannique (Hugo Boss) laisse derrière lui la grosse tempête s’annonçant mardi au large de la Nouvelle-Zélande, qui claque comme la fin brutale de la parenthèse enchantée de Noël pour le reste de la flotte.

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« Petites tartelettes de fruits secs pour Noël entre les rafales »

C’est en mangeant des « petites tartelettes de fruits secs pour Noël entre les rafales » qu’Alex Thomson a doublé le « Cap dur » à 12h42 (11h42 GMT), soit 1 jour 23 heures et 8 minutes après le Breton (Banque populaire VIII), pour initier son grand virage vers le nord.

La dynamique est de son côté. Entre vendredi et dimanche, son retard a fondu de 819 milles à 448 milles, à l’orée d’une ligne droite de 6.500 milles au cours de laquelle il espère encore se rapprocher.

« Armel a été ralenti. Il sera intéressant de voir s’ il réussit à rattraper le front [la zone de rencontre entre deux masses d’air]. S’il réussit, il va s’en aller. S’il ne réussit pas, nous serons plus près l’un de l’autre », a commenté Thomson.

« Après cela, il y a un morceau difficile au large de Rio, qui peut être parmi les plus compliqués du parcours », a-t-il poursuivi, rappelant ainsi à Le Cléac’h, qui avait battu un record en rapidité en franchissant le cap Horn vendredi et domine le classement depuis 22 jours, n’a pas encore course gagnée.

Beyou attendu mardi au cap Horn

Derrière, Jérémie Beyou (Maïtre Coq), 3e à 1.119 milles, est attendu mardi au cap Horn, alors que Yann Eliès (Quéguiner-Leucémie Espoir), 5e à 2.229 milles, et Jean Le Cam (Finistère Mer Vent), 6e à 2.314 milles, espèrent le doubler pour la nouvelle année.

Pour un groupe de six navigateurs, d’Arnaud Boissières (La Mie Câline), 10e, à Fabrice Amédéo (Newrest Matmut), 15e, la route s’annonce plus ardue : une dépression s’annonce au large de la Nouvelle-Zélande, avec des rafales à près de 90 nœuds (plus de 160 km/h), dont le plus fort est prévu mardi.

Un dur retour à la réalité après Noël, que tous ont célébré, seul ou avec d’autres participants, à l’image d’Eric Bellion (CommeUnSeulHomme, 13e), Alan Roura (La Fabrique, 12e) et Enda O’Coineen (Kilcullen Voyager-Team Ireland, 11e), qui ont réveillonné quasiment bord à bord.