Les Bleus entament leurs travaux d'Hercule

Gaël Anger - ©2007 20 minutes

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Neuvième du dernier championnat d'Europe, l'équipe de France devra réaliser un véritable parcours du combattant pour être au rendez-vous olympique de Pékin. A partir d'aujourd'hui, au Portugal, les joueurs de Philippe Blain devront absolument remporter un tournoi à six où figure notamment la Slovaquie, l'Allemagne et la République tchèque. « C'est réalisable, mais ce sera à chaque match de plus en plus dur », anticipe Romain Vadeleux.

Car en cas de succès, les Bleus auraient seulement décroché un billet pour un ultime tournoi préolympique bien plus relevé en Turquie, avec une seule place à prendre et la possible concurrence de l'Espagne, de la Bulgarie, de l'Italie, de la Pologne ou des Pays-Bas. « En équipe de France, le groupe est bon, on ne peut pas dire le contraire. Mais on est trop irréguliers, et la claque du dernier championnat d'Europe nous l'a rappelé. La remise en cause qui a suivi était nécessaire », continue le central parisien, essentiel chez les Bleus au point d'avoir été convoqué avec seulement deux matchs de championnat au compteur, en raison d'une entorse au pied.

« Nous avons besoin d'avoir l'équipe de France au complet, de réunir les jeunes prometteurs et les plus expérimentés pour emmener ce groupe aux Jeux. On ne peut pas se permettre d'avoir des trous entre les générations », explique le sélectionneur, qui avoue ne penser qu'au rendez-vous de l'été prochain : « Cela fait quatre ans que nous travaillons pour cela, c'est notre unique objectif. »