La T-Mobile préfère raccrocher le vélo

Jérôme Capton - ©2007 20 minutes

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Exaspérée de voir son nom mêlé aux affaires de dopage, la société allemande T-Mobile a décidé hier de cesser ses investissements dans le cyclisme. Plus ancienne équipe du peloton - elle avait été lancée en 1991 sous le nom de Telekom-Mercedes, avant de devenir la célèbre Deutsche Telekom - la formation devrait donc disparaître puisque le contrat de sponsoring, qui courait jusqu'en 2010, est en cours de résiliation. « La décision a été dure à prendre, mais nous voulons distancer la marque T-Mobile des récentes révélations de dopage dans le sport en général et le cyclisme en particulier », a justifié dans un communiqué Hamid Akhavan, patron de l'entreprise de téléphonie.

Cette année, l'équipe dirigée par Bob Stapleton et son sponsor n'a en effet pas été ménagée. C'est d'abord Bjarn Riis qui a avoué s'être dopé lors de sa victoire sur le Tour de France 1996, imité ensuite par Erik Zabel ou bien encore Rolf Aldag. Exclu de la T-Mobile en 2006, Jan Ullrich a encore été cité dans de nombreuses affaires, malgré ses dénégations qui ne convainquent plus personne. Mais c'est probablement l'Allemand Patrik Sinkewitz qui aura porté le coup fatal en se faisant contrôler positif à la nandrolone avant le Tour 2007, alors que son équipe pensait avoir réussi à se défaire de ce fléau. « La décision d'interrompre le soutien du cyclisme n'a pas été prise à cause de différends avec le management de l'équipe ou des manquements de sa part », a toutefois précisé Hamid Akhavan.