David N'Gog, l'éclaircie dans la grisaille parisienne

Sébastien Bordas - ©2007 20 minutes

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Faute d'avoir trouvé l'attaquant idoine, Paul Le Guen est contraint d'avoir recours au turnover cette saison. Pour l'entraîneur breton, le joueur idéal posséderait l'efficacité d'un Pedro Pauleta, la percussion d'Amara Diané, la vitesse de Pierre-Alain Frau et la conservation de balle de Péguy Luyindula.

Celui qui se rapproche de toutes ces qualités pourrait bien être David N'Gog. Doté d'un physique intéressant (1,90 m, 82 kg), le natif de Gennevilliers est, du haut de ses 18 ans, le deuxième buteur du club cette saison (trois buts toutes compétitions confondues, derrières les cinq réalisations de Pauleta). Et ce malgré un nombre de matchs réduit (sept) en raison de convocations dans les sélections de jeunes. Dimanche à Nice (2-1), N'Gog a été l'un des meilleurs Parisiens, inscrivant son premier but en Ligue 1 d'une superbe reprise de volée. « Je ne me suis pas posé de questions, et ça termine au fond des filets, expliquait-il après coup. Ce but fait plaisir, mais c'est un plaisir amer vu le résultat. »

Tandis que ses compagnons de promotion lancés par Le Guen, les Sakho, Sankharé, Ngoyi ou Arnaud, commencent à montrer leurs limites, N'Gog a fait son trou dans le groupe parisien, dépassant le statut de « futur grand attaquant du club » décerné par Pauleta en personne. « Je reste patient, je travaille pour progresser et si les choses doivent arriver, elles arriveront », assure celui qui devrait à nouveau être mis à contribution contre Caen, samedi. « Un match à gagner à tout prix » selon N'Gog, dont l'attachement à son club de toujours n'est pas le dernier de ses atouts dans le contexte actuel.