Frey, une boulette qui risque de lui coller aux gants

Gaël Anger - ©2007 20 minutes

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« Avec les gardiens de but, pour prendre la place de quelqu'un, il faut que l'autre meure avant. » Dans le monde si particulier des gardiens de but, Raymond Domenech a depuis longtemps fait son choix. Mais entre l'absence de longue durée de Grégory Coupet, son numéro un, et l'erreur, qui aurait pu coûter cher, de Mickaël Landreau face à l'Ecosse, le sélectionneur avait décidé de donner sa chance à Sébastien Frey contre l'Ukraine. Considéré comme l'un des meilleurs gardiens de la Serie A, le Florentin a payé au prix fort son inexpérience internationale, cafouillant un ballon aérien sur l'égalisation ukrainienne.

« Les gens ne vont retenir que cette erreur. Tous ceux qui vont se permettre de critiquer auront raison », a admis Sébastien Frey. Si Raymond Domenech a tenu à dédramatiser la situation (« tous les joueurs défensifs ont commis des erreurs »), l'exemple de Lionel Letizi reste dans tous les esprits. En 1998, le gardien de Metz avait perdu sa place en Coupe du monde après un mauvais jeu au pied qui avait coûté la défaite des Bleus en Russie. « On m'en a parlé tout au long de ma carrière », compatit le Niçois.