Guy Drut candidat à la présidence de l'AMA

DOPAGE Le Français a accepté d'être le «candidat du compromis» à la tête de l'agence mondiale antidopage...

S.A

— 

Guy Drut a reçu une réprimande, mais reste membre du Comité international olympique (CIO), et ne pourra pas diriger de Commission de l'organisation avant cinq ans, a annoncé vendredi le président du Comité international olympique Jacques Rogge, à Lausanne.
Guy Drut a reçu une réprimande, mais reste membre du Comité international olympique (CIO), et ne pourra pas diriger de Commission de l'organisation avant cinq ans, a annoncé vendredi le président du Comité international olympique Jacques Rogge, à Lausanne. — Joel Saget AFP/Archives

L'Ama en passe de devenir machine à recycler les députés chiraquiens. Après le retrait de la candidature de Jean-François Lamour à la présidence de l'Agence mondiale antidopage, c'est Guy Drut qui sort du chapeau français. Comme candidat de «compromis».

«J'ai été l'objet de quelques sollicitations et je me suis déclaré disponible», a indiqué l'ancien ministre des Sports. «Si je suis présenté par les gouvernements, j'accepterai. Je pourrais aller jusqu'en mai prochain [date de la future réunion du Conseil de fondation qui élit le président] pour clarifier la situation. Ce serait une sorte d'intérim. Après, je verrai bien».

Si Guy Drut devait se présenter en dépit de l'irruption tardive de sa candidature -la date limite de dépôt était fixée au 20 septembre-, il serait assuré du soutien du mouvement olympique, seconde composante de l'AMA avec les gouvernements, dont il fait partie depuis 1996. «J'ai l'avantage de connaître les deux mondes», reconnaissait l'ancien hurdler devenu parlementaire.

Un an après son amnistie

En pleine crise, l'institution avait dans un premier temps reporté le vote à mardi, en clôture de son congrès à Madrid. L'Australien John Fahey était le seul candidat, mais le conflit avec Lamour ne le rendait pas vraiment légitime et recommandable, tout comme son inexpérience en matière de lutte contre le dopage.

Toutefois, Guy Drut n'est pas un modèle non plus. L'ancien champion olympique a récemment défrayé l'actualité en étant condamné en 2005 à 15 mois de prison avec sursis et 50.000 euros d'amende, dans le cadre de l'affaire de corruption et de financement occulte de partis politiques. Une condamnation amnistiée par Jacques Chirac, malgré l'indignation de toute la classe politique, au motif de ne pas aflaiblir la représentation de la France au Comité international olympique (CIO), dont il est membre. A l'époque, les internautes de 20minutes.fr n'étaient guère tendres avec celui qui sera peut-être le nouveau chef mondial de l'antidopage....

Et vous, aujourd'hui, qu'en pensez-vous? Participez au débat ci-dessous...