France- Bulgarie: Cette fois, les Bleus ont roulé sur les Bulgares de Kostadinov

FOOTBALL L'équipe de France s'est imposée 4-1 après avoir concédé l'ouverture du score sur un penalty un peu bête...

Julien Laloye

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Kevin Gameiro et Antoine Griezmann ont fait exploser la Bulgarie.
Kevin Gameiro et Antoine Griezmann ont fait exploser la Bulgarie. — Michel Euler/AP/SIPA

Au stade de France,

On a eu peur cinq minutes, et c’était presque une bonne nouvelle pour le suspense de la soirée. Face à une équipe bulgare qui a rapidement montré des carences défensives assez incroyables au niveau international, les Bleus ont régalé en attaque, grâce notamment à leur doublette madrilène Gameiro-Griezmann (2 buts pour le premier, 1 pour le second), après avoir été menés au score en tout début de match. La France est première de son groupe à égalité avec les Pays-Bas. Cela tombe bien, elle jouera à Amsterdam lundi.

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C’était cool : Le sélectionneur bulgare qui envoie Kostadinov au front

Petar Hubtchev est un petit malin. Le sélectionneur bulgare, qui était du fameux 17 novembre 1993 de l’autre côté a tenté un énorme coup de bluff au coup d’envoi. Titulariser Kostadinov, Georgi de son prénom et zéro sélection avant vendredi, pour faire flipper tout un pays. Il lui a même collé le numéro 9 dans le dos histoire de nous faire croire que le type joue avant-centre alors qu’en fait il ne dépasse jamais la ligne médiane. Ça aurait été beau que ses équipiers lui laissent tirer le penalty de l’ouverture du score (5e), mais il y avait quand même un petit clin d’œil à en tirer. Alexsandrov, le buteur, portait le numéro 7, comme Emil à l’époque.

C’était super cool : Les Bleus qui retrouvent l’efficacité

Les deux dernières sorties des Bleus avaient généré une certaine frustration offensive, même si celle-ci n’avait pas eu les mêmes conséquences contre le Portugal et contre la Biélorussie. Enfin si, mais la deuxième fois, c’était moins grave. Bref, l’attaque tricolore a réglé la mire en une demi-heure, alors que le but bulgare aurait pu crisper encore un peu plus les esprits. Trois buts sur les trois premiers tirs cadrés, ça fait zizir quand même. En plus de Gameiro, dont on va reparler, Payet et Griezmann étaient dans le coup, comme d’hab’. Ces deux-là paraissent incontournables dans le nouveau 4-4-2 à plat so années 90 de Deschamps.

C’était mega super cool : Gameiro qui s’installe en bleu pour un bail

Chapeau pour le héros du soir. Litteul Kevin jouait sa peau contre les Bulgares. Soit tu marques et tu reviens la fois d’après, soit tu fais un match bof et tu ne revois plus Clairefontaine, vu la concurrence qui attend au coin du bois (Benzema, Giroud, Lacazette). Titulaire parce que personne n’était là, l’attaquant de l’Atletico a gagné le droit de croire au Mondial 2018. Moins grâce à sa complémentarité avec Griezmann, seulement visible sur le quatrième but offert par son compère madrilène, mais davantage grâce à son sens du jeu et l’intelligence de ses remises (deux talonnades presque décisives pour Sidibé et Payet). Sans parler de son efficacité, mais c’était la moindre des choses contre une défense aussi faiblarde.

C’était moins cool mais on a l’habitude : le match tout moche de Pogba

On ne veut pas donner l’impression de s’acharner sur Paulo les bons tuyaux, qu’on aime bien par ailleurs, mais quand même. Si sa dernière demi-heure était plus présentable, cela correspondait au moment où les Bulgares avaient lâché l’affaire. Avant, dans un milieu à deux qui ne met pas que ses qualités en valeur, l’homme le plus cher du monde (alerte démagogie) a fait à peu près n’importe quoi dès qu’on passait par lui, entre passes dans le vide et pertes de balles couillonnes. Le gars a 40 sélections et on ne sait toujours pas à quel poste il est vraiment bon, ce qui commence à devenir problématique. Sinon, on ne pouvait pas non plus passer sous silence le coaching de Deschamps. Gignac, c’était amusant il y a six mois, mais qu’il continue à passer devant Fekir ou Martial devient franchement lassant, à force.