JO 2016: La France va verser plus d'un million d'euros de prime à ses athlètes médaillés

JEUX OLYMPIQUES Les médaillés recevront 50.000 euros pour l’or, 20.000 pour l’argent et 13.000 pour le bronze…

A.Mag.

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Le judoka Teddy Riner a remporté une 2e médaille d'or olympique aux JO Rio.
Le judoka Teddy Riner a remporté une 2e médaille d'or olympique aux JO Rio. — NIVIERE/SIPA

Parce que les Jeux, c’est beaucoup d’esprit olympique, mais aussi un peu d’argent, une prime est reversée aux médaillés olympiques en fonction de leurs résultats.  Et c’est le ministère de la Jeunesse et des Sports, via l’intermédiaire du Centre national pour le développement du sport (CNDS), qui s’en charge.

Quels que soient la discipline et les revenus extra-sportifs de l’athlète, celui ou celle qui ramènera l’or recevra 50.000 euros. 20.000 pour l’argent et « seulement » 13.000 euros pour le bronze. Pour le quatrième ? Nada, la médaille en chocolat.

La joie de Christophe Lemaitre après sa 3e place en finale du 200m des JO de Rio, le 18 août 2016.
La joie de Christophe Lemaitre après sa 3e place en finale du 200m des JO de Rio, le 18 août 2016. - Fabrice COFFRINI / AFP

Si le même barème était déjà en vigueur à Londres et à Pékin, l’arrêté paru dans le Journal officiel le 15 juillet précise, sûrement par souci d’économie, que « pour les médailles obtenues dans les épreuves par équipe, ce pourcentage est divisé par le nombre d’athlètes et, le cas échéant, de guides récompensés ». Concrètement, cela signifie que les handballeurs, battus en finale par le Danemark, devront se partager 20.000 euros, à moins que leur fédération ne leur accorde une rallonge, comme ça avait été le cas en 2012.

Avec ses 42 médailles, la délégation française devrait donc glaner au total, et selon nos propres calculs, 1.042.000 euros. Une belle somme, certes, mais qu’il faut relativiser car les athlètes olympiques ne roulent pas sur l’or. Un rapport datant de 2014 révélait ainsi que quatre sportifs de haut niveau sur dix gagnaient moins de 500 euros par mois. Et même pour nos meilleurs représentants, la vie est rude :  Mélina Robert-Michon, par exemple, vice-championne olympique du lancer de disque, expliquait en 2015 ne pas toucher plus de 1.300 euros par mois grâce à son sport.