JO 2016: Jouons à nous faire peur, voici comment les Experts pourraient perdre cette finale

HANDBALL Les Bleus peuvent s'offrir un troisième titre olympique de suite...

R.B.
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Les handballeurs français visent un troisième titre olympique de suite.
Les handballeurs français visent un troisième titre olympique de suite. — Matthias Schrader/AP/SIPA

De notre envoyé spécial à Rio,

C’est tellement écrit qu’on n’ose pas envisager une autre conclusion à l’histoire. Dimanche (19h), les Experts vont encore plus marquer leur époque en devenant la première équipe de handball à s’offrir trois titres olympiques de suite. Mais au fond de nous, notre petit côté pessimiste ne peut s’empêcher de penser au pire : une défaite contre le Danemark, incapable de nous battre dans un grand championnat depuis 2007. Voilà les trois scénarios redoutés (qui n’arriveront pas, croisons les doigts).

Leur gardien sort un match énorme

Le gardien danois Niklas Landin lors de la demie contre la Pologne.
Le gardien danois Niklas Landin lors de la demie contre la Pologne. - SIPANY/SIPA

Le précédent : Le quart de finale des JO 2004 où Andreï Lavrov avait douché les espoirs de titre français en sortant un match énorme.

L’homme à surveiller : Niklas Landin, le gardien de la sélection danoise.

Pourquoi on reste serein : Parce qu’on lui avait tellement fait la misère en finale de l’Euro 2014 que son sélectionneur l’avait rapidement sorti du terrain.

L’arbitre nous vole

Le précédent :  La demie contre l’Allemagne en 2007, le plus grand vol de l’histoire de ce sport.

Les hommes à surveiller : Oscar Raluy et Angel Sabroso Ramirez, le tandem d’arbitres espagnols de la finale.

Pourquoi on est serein : « Aujourd’hui, on ne s’amuserait plus à nous faire ça, explique l’ancien capitaine des Experts Jérôme Fernandez. Globalement, l’arbitrage est très bon dans ce tournoi. » Ouf, on est tranquille de ce côté-là.

Mikkel Hansen marche sur notre défense

Attention, danger.
Attention, danger. - Matthias Schrader/AP/SIPA

Le précédent : Il a mis huit buts lors de notre victoire en poule et nous avait inscrit un but au buzzer lors d’une victoire scandinave en Golden League en 2014.

L’homme à surveiller : Un type avec les cheveux longs, qui parle français et qui tire souvent. On le reconnaîtra vite.

Pourquoi on est serein : En bon petit hipster, le joueur du PSG est tombé amoureux du Paris branché et ne peut décemment pas faire trop de mal à son pays d’adoption. « Jouer la finale contre la France, c’est que du bonheur ! C’est notre première finale (olympique), on est tous super contents, raconte-t-il au Parisien. J’espère qu’il y aura moins d’écart que la dernière fois (41-32 en finale de l’Euro 2014). » Bref, le mec vient dire bonjour à des potes. Pas gagner une finale olympique.