JO 2016: C’est presque sûr, Teddy Riner sera à Tokyo en 2020 (et peut-être même à Paris en 2024)

JUDO La carrière de Big Teddy n’est pas encore finie…

Bertrand Volpilhac

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Teddy Riner lors des JO de Rio 2016
Teddy Riner lors des JO de Rio 2016 — SIPANY/SIPA

Oui, on sait, le sujet vient un peu vite. Teddy Riner n’a pas sa médaille autour du cou depuis une demi-journée qu’on se demande déjà s’il la défendra dans quatre ans aux Jeux de Tokyo. Mais c’est le jeu de la popularité : en 2000, l’annonce de la retraite internationale de Didier Deschamps avait presque été aussi importante que la victoire des Bleus en finale de l’Euro. Alors quand la moitié de l’équipe de France de natation hésite à prendre sa retraite à l’âge où on se trainait encore une carte bagoo, on se met à flipper un peu pour notre Teddy national.

Et rassurez-vous, il devrait bien continuer le judo au moins jusqu’au prochain Jeux. A 27 ans, deux titres olympiques et huit de champion du monde, il a encore faim. Officiellement, lui ne dit pas non. Quand les journalistes lui demandent (avec une certaine finesse) si ce genre de victoire donne envie d’en vivre d’autres, il la joue encore plus fine : « Oui on a envie d’en vivre encore des moments comme ça, mais je n’ai pas envie d’y penser. Là j’ai envie de partir en vacances. »

Un programme aménagé pour Paris 2024 ?

Comme s’il savait ce qu’allait être la question suivante. Ca n’a d’ailleurs pas loupé. « Serez-vous à Tokyo dans quatre ans ? » « On fera un point après mais ce serait un honneur de terminer à Tokyo 2020, dans le pays du judo », répond-il. On aura rien de mieux de sa part, tournons-nous vers Jean-Claude Senaud, le Directeur Technique National : « Oui bien sûr qu’il y sera. Normalement, il a prévu d’arrêter en 2021. Mais qui sait ? Paris en 2024 c’est que trois ans de plus. Si on lui arrange un peu le truc. Même s’il n’avait qu’une médaille de bronze à Paris, ce ne serait pas grave. »

Par « arranger le truc », Senaud entend évidemment un programme d’entraînement un peu plus léger qui puisse permettre à Teddy Riner de préparer la suite tout en restant sur les tatamis. Et vu son avance sur les autres, ça pourrait suffire. Mais pour ça, il faut que 1) Paris ait les Jeux de 2024 2) Riner en ait envie.

« Le challenge, c’est le genre de truc qu’il aime, poursuit le DTN. Je sais qu’il est très satisfait que les combattants commencent à lui rentrer dedans. Là, il y avait du monde en face… » Suffisamment pour le motiver à continuer jusqu’à ce que quelqu’un le batte ? «Je savais que les deux derniers combats (face à Sasson et Harasawa) seraient des combats durs, qu’ils sont très forts. Et aujourd’hui ils l’ont montré. A l’avenir il va falloir se méfier d’eux. Si je vais à Tokyo, je sais que ce sera difficile contre Harazawa. »

On te voit nous parler d’avenir, d’Harosawa et de Tokyo, Teddy. Et on qu’une hâte : que tu lui claques un ippon dans le nez devant son public dans quatre ans.