JO 2016: A quoi ressemblent les appartements des athlètes français au village olympique?

REPORTAGE On a visité les chambres des joueurs de water-polo et des gymnastes…

De notre correspondant à Rio, Corentin Chauvel

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Le joueur français de water polo Thibaut Simon
Le joueur français de water polo Thibaut Simon — Corentin Chauvel/20 Minutes

Nous non plus, on n'a pas vu Benoît Paire au village olympique, mais on peut confirmer que toutes les plus grosses pointures de la délégation française y logent bel et bien, de Tony Parker à Teddy Riner.

L’immeuble qui accueille la France – mais aussi Andorre, Monaco et le Sénégal - est bien placé, au milieu, entre l’entrée principale du village et le gigantesque réfectoire de 20.000 m2 qui sert 60.000 plats par jour. Dans les couloirs, on croise encore quelques ouvriers se déplaçant furtivement d’un appartement à un autre pour donner quelques coups de tournevis.

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Si les Australiens surtout ont connu déboire sur déboire dans leur immeuble situé pas très loin de celui des Français, les Bleus, eux, s’en tirent bien, même si ce n’est pas comme à la maison. « C’est un appartement qui vient d’être livré, donc il y a des petits trucs à régler », indique Thibaut Simon, de l’équipe de France de water-polo, qui nous fait visiter le logement qu’il partage avec cinq autres coéquipiers – l’autre format d’appartement accueille quatre sportifs.

Parmi ces pépins, une fuite « qui a été réglée en moins d’une semaine ». « Après, on a trois salles de bain, donc on peut s’arranger », souligne le joueur de water-polo, qui apprécie surtout la vue depuis sa chambre, partagée avec l’autre Marseillais des Bleus, Ugo Crousillat : « Nous, on a le droit à l’entrée du village et de l’autre côté, ils ont la vue sur les jardins et espaces de jeux. »

Un confort tout relatif

Pour le confort, en effet, tout est réduit au minimum. Le mobilier est sommaire : lit simple, table de nuit, armoire dans les chambres, quelques petits fauteuils et poufs ainsi qu’une table basse dans le salon, tandis que la cuisine n’est pas équipée – les athlètes n’ont pas le droit de cuisiner. Aucune décoration non plus, alors les sportifs s’y emploient eux-mêmes.

Chez les gymnastes, qui trouvent néanmoins leur logement « cool » et sans problème technique, on a collé sur tous les murs du salon les mots d’encouragement des supporters des Françaises. Les joueurs de water-polo ont eux choisi de les accrocher dans les couloirs de leur étage.

7 % des appartements déjà vendus

Mais l’important pour les athlètes, c’est surtout d’être réunis tous ensemble au village et, bonus pour les moins connus, de partager le quotidien des champions. « Les grands sportifs comme Tony Parker, Teddy Riner, tu les vois à la télé et là tu les vois en vrai... C’est impressionnant! », confie la gymnaste Marine Boyer, âgée de seulement 16 ans. Thibaut Simon confirme : « Quand on voit Michael Phelps qui mange une table derrière nous, Rafael Nadal à droite, et tous ces médaillés français, c’est intimidant et on en prend plein les yeux. »

Les gymnastes Marine Boyer et Oréane Lechenault dans leur salon
Les gymnastes Marine Boyer et Oréane Lechenault dans leur salon - Corentin Chauvel/20 Minutes

 

En attendant, tous les problèmes connus par les appartements du village olympique ont fait fuir les acheteurs. A l’heure actuelle, seulement 7 % des logements de ce qui sera après les Jeux un complexe de condominiums haut de gamme ont été vendus alors que les promoteurs pariaient sur 50 % au moment des JO. Les premiers habitants investiront les lieux l’année prochaine.